View Full Version : Sauvons la diversité linguistique!!!
Iqbol
12-01-2006, 09:43 PM
Voici, un fil de discussion consacré au français dont le but est de contribuer, un peu, à la sauvegarde de la diversité linguistique dans notre forum envahi par l'anglais ;)
Ici, vous pouvez laisser des petits messages, liens intéressants, vos questions, etc.
Iqbol
12-01-2006, 10:05 PM
Vous connaissez Ségolène Royal (http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9gol%C3%A8ne_Royal)? Elle a toutes les chances de devenir la première femme à être élue à la présidence de la République Française! Elle vient de battre tous les éléphants du PS ( Parti Socialiste) dans les primaires internes. Comment vous la trouvez? Elle a l'air pas mal, n'est-ce pas? Surtout, en blanc ;) On dit qu'elle avait traîné son père devant la justice et obtenu satisfaction car il refusait payer ses études.
http://sartre.blogspirit.com/images/medium_segolene_royal_bordeaux_05_05_06_afp.jpg
http://www.linternaute.com/actualite/dossier/05/presidentielles-2007/images/segolene-royale.jpg
http://www.spiegel.de/img/0,1020,610727,00.jpg
http://www.philippetastet.com/Contenu/abonnes/Magic/images/segolene-royal-vig.jpg
Iqbol
12-02-2006, 04:49 PM
Quand l'ouvrage a paru, son interprétation par l'auter n'a pas plus de valeur que toute autre par qui que ce soit.
Si j'ai fait le portrait de Pierre, et si quelqu'un trouve que mon ouvrage ressemble à Jacques plus qu'à Pierre, je ne puis rien lui opposer - et son affirmation vaut la mienne.
Mon intention n'est que mon intention et l'ouevre est l'ouevre.
Paul Valéry.
Iqbol
12-15-2006, 07:08 PM
Video Nicolas Sarkozy Clip Expression Directe - sarkozy, sarko, ump - Dailymotion Share Your Videos@@AMEPARAM@@value="http://www.dailymotion.com/swf/x1grc"@@AMEPARAM@@http://www.dailymotion.com/swf/x1grc
Kaptan-i Derya
12-17-2006, 04:48 PM
potato-mechant, merci beaucoup pour sa contribution en francaise ici sur le platfrom du forum.arbuz a la "tillar sahifasi". :P
im just a beginner at french :)
Iqbol
12-18-2006, 04:27 PM
potato-mechant, merci beaucoup pour sa contribution en francaise ici sur le platfrom du forum.arbuz a la "tillar sahifasi". :P
im just a beginner at french :)
je vous en prie, monsieur kenaney. Faites comme chez vous. vous etes le bienvenu ici.
vous parlez bien le francais, allez continuez.
Kaptan-i Derya
12-18-2006, 04:43 PM
je vous en prie, monsieur kenaney. Faites comme chez vous. vous etes le bienvenu ici.
vous parlez bien le francais, allez continuez.
Merci pour ton encouragement, et ouai je veux continuer à écrir ici en français mais j'apprends le français petit à petit :)
kurshad
12-19-2006, 07:51 AM
Vous connaissez Ségolène RoyalElle a toutes les chances de devenir la première femme à être élue à la présidence de la République Française! Elle vient de battre tous les éléphants du PS ( Parti Socialiste) dans les primaires internes. Comment vous la trouvez? Elle a l'air pas mal, n'est-ce pas? Surtout, en blanc ;) On dit qu'elle avait traîné son père devant la justice et obtenu satisfaction car il refusait payer ses études.
Ce que J'ai entendu d'elle sont ses gaffes . Meme, ils ont trouvé un nom pour elle; "la reine des gaffes" :D
Personellement Je ne donne pas beaucoup de chances à elle dans sa politique..
Iqbol
12-19-2006, 09:30 AM
Ce que J'ai entendu d'elle sont ses gaffes . Meme, ils ont trouvé un nom pour elle; "la reine des gaffes" :D
Personellement Je ne donne pas beaucoup de chances à elle dans sa politique..
tu as raison. elle n'a pas une forte personnalité. mais, en 2007, les gens vont voter surtout pour des partis. Ni Royal ni Sarkozy ne rallie tous les adhérents de leurs partis respectifs. Mais, comme c'a été le cas en 2002 quand les gens ont voté pour Chirac juste pour contrer Le Pen, cette fois ci aussi, ils voteront pour Sarkozy ou Royal bon gré mal gré.
kurshad
12-19-2006, 09:53 AM
De toute façon je la préfère lors qu'il s'agit la canditature de Sarkozy. C'est un vrai discriminateur et en plus on ne peut pas dire qu'il aime beaucoup les Turcs..
Iqbol
12-22-2006, 10:25 AM
Dream Team
e procès du braquage d'un fourgon de la Brink's, le 26 décembre 2000, à Gentilly (Val-de-Marne), qui s'est ouvert pour un mois, vendredi 17 novembre, devant la cour d'assises de Paris, est inédit. Les douze accusés présents à l'audience, dont Antonio Ferrara et Joseph Menconi, auteurs d'évasions spectaculaires, appartiennent à la fine fleur du banditisme français. Ils incarnent même son aristocratie selon la sociologie du milieu. Les braqueurs de banques et de fourgons ont une place à part parmi les voyous, sans doute au regard de la prise de risques.
Ce 26 décembre 2000, vers 14 heures, le fourgon blindé de la Brink's vient de collecter des fonds importants à l'agence centrale du CIC à Gentilly. En route vers la Banque de France, un camion Iveco bloque la route du fourgon porte de Gentilly Dans le même temps, un 4X4 se place derrière, empêchant tout mouvement. L'attaque dure quelques minutes. On relèvera trois autres véhicules et une dizaine de malfaiteurs sur les lieux, qui agissent avec sang froid et utilisent des armes de guerre. Ils repartent après avoir ouvert le fourgon à coup d'explosifs. Le butin, estimé à 41 millions de francs (6,3 millions d'euros), aurait pu être plus lourd. Un autre fourgon a réussi à prendre la fuite.
"AMATEUR DE VITESSE"
Un concours de circonstances peu ordinaire va conduire les policiers sur les traces des auteurs. Un témoin, Mario Puseljak, qui se dit "amateur de vitesse", prend en chasse les voitures de malfrats qui roulent à vive allure et échangent même brièvement des coups de feu avec une voiture de police qui cessera la poursuite.
Selon l'accusation, il suit les malfaiteurs pendant plus d'une demi-heure jusqu'à leur repaire à Paray-Vieille-Poste (Essonne) puis informe la police. Le lendemain, les policiers réalisent un coup de maître.
Ils retrouvent non seulement une partie du butin (16 millions de francs), interpellent certains des auteurs présumés restés sur place et parviennent à mettre en cause le gotha français des braqueurs de fourgons. L'arrêt de renvoi désigne, en premier lieu, "l'équipe espagnole" dite l'équipe Bellanger ou encore "la dream team". Des écoutes téléphoniques et des perquisitions permettent de croire que Daniel Bellanger, résidant en Espagne, et ses proches, Karim Maloum ou Jean-Jacques Naudo, ont participé au braquage de Gentilly.
Cette opération aurait été montée avec des membres de la banlieue sud comprenant Antonio Ferrara, connu pour d'autres braquages et ses talents d'artificiers. L'équipée aurait également associé des Marseillais dont Michel Acariès, cousin des fameux boxeurs, "l'équipe perpignanaise" avec Patrice Pays et enfin les "Corses", dont Joseph Menconi qui compléterait cette fédération de braqueurs.
La première semaine d'audience est consacrée à l'examen des personnalités des accusés qui nient les faits. Mais la première journée, vendredi, a laissé entrevoir ce que seront les futurs débats. Les avocats ont dénoncé, ce jour-là, l'absence du principal témoin de cette affaire, M. Puseljak.
Il a fait savoir à la cour qu'il ne désirait pas venir car "il avait peur". Il n'avait pas non plus déféré aux six convocations pendant l'instruction. Son absence motiverait "une demande de complément d'enquête et donc de renvoi de l'affaire", a indiqué MePhilippe Dehapiot au président de la cour d'assises. Son confrère Me Eric Dupond-Moretti s'est alors engouffré dans la brèche : "C'est un témoin bidon, inventé (…) probablement un collaborateur de la police qui était informé d'un certain nombre de choses."
Iqbol
12-22-2006, 05:48 PM
http://film.live.dzblog.com/
Voir des films recents sur le net, online, sans avoir a attendre des heures pour les telechargements et avec une tres bonne qualite d'image ?
c'est possible et ca se passe ICI
Iqbol
12-22-2006, 06:17 PM
De toute façon je la préfère lors qu'il s'agit la canditature de Sarkozy. C'est un vrai discriminateur et en plus on ne peut pas dire qu'il aime beaucoup les Turcs..
Video sarkosy rap : shake ça - rap, parodie, sarko, sarkosy, detournements - Dailymotion Share Your Videos@@AMEPARAM@@value="http://www.dailymotion.com/swf/xugwg"@@AMEPARAM@@http://www.dailymotion.com/swf/xugwg
Iqbol
12-23-2006, 05:16 PM
Le Dictionnaire de la Zone Tout l'argot des banlieues (http://cobra.le.cynique.free.fr/dictionnaire/index.php)
Iqbol
12-23-2006, 06:22 PM
Merci beaucoup Angry Potato pour les liens. Je les ai trouve tres utiles et interessants. Ca fait vraiment plaisire de lire quelques posts en francais de temps en temps.
avec plaisir, gateway.
Si tu as des liens interessants, n'oublie pas de les poster ici pour qu'on puisse en profiter.
Ici, un autre lien que j'aime bien.
http://www.academie-francaise.fr/
Sur le site de l'Academie Francaise tu peut trouver pleins de choses intéressantes. Notamment, le dictionnaire de l'Académie (http://www.academie-francaise.fr/dictionnaire/index.html) ou, encore quelques plus beaux textes en français ecrits par des gens sensés de veiller à la perfection de la langue française.
Iqbol
12-23-2006, 06:28 PM
J'ai pas pu poster les discours car ils sont trop longues. Mais, dans le site de l'Academie, essai de lire les discours des immortels, notamment ceux de Paul Valéry, Jean Guitton, Jean Cocteau, Marcel Pagnol, ou encore plus classique, Jean Racine, Montesquieu ou Voltaire. Leurs textes sont tres beaux. Mais la coutume étant que les nouveaux arrivés doivent prononcer un discours de gratitude envers ces protecteurs, tu peut trouver quelques textes un peu hagiographiques.
Iqbol
12-23-2006, 07:04 PM
Le Milieu du Grand Banditisme Français (http://lunik-parrain.skyblog.com/)
un blog dedié aux grands bandits
Iqbol
12-23-2006, 07:17 PM
Allez, c'est le dernier sur les bandits :)
La chute des rois de Montreuil
Cela fait dix ans que la police les suspecte de tenir le «milieu» de la région parisienne. Braquages, racket, escroqueries, trafic de drogue... Beaucoup d'affaires portent la marque des frères Hornec, écroués lundi. Portrait d'un clan du grand banditisme.
Les hommes de l'office des stups croient avoir provoqué la chute du clan Hornec, des gitans sédentarisés de Montreuil (Seine-Saint-Denis) suspectés depuis dix ans de tenir le «milieu» en région parisienne. Le nom des «H» figure dans un grand nombre d'enquêtes. Attaques de fourgons blindés, braquages de banques, «saucissonnages», rackets, pillages d'entrepôts, vols de frets et de tableaux, escroqueries aux faux jades, business de machines à sous et trafic de drogue. Régulièrement attrapés, souvent relâchés, rarement condamnés, les H sont traqués par les services de police judiciaire de France, victimes de «fantasmes», selon le clan . Ainsi, Mario Hornec, 48 ans, le cerveau de la famille, a-t-il coutume de dire : «Je ne suis le parrain que de mes filleuls.»
Mario et son frère Jean-Claude, dit «Loune», 53 ans, ont été écroués lundi pour trafic de 100 kg de cocaïne de Colombie en France. Pas en importateurs mais en superviseurs : «Ils se situent au milieu, entre les vendeurs et les acheteurs. Ils ont sécurisé et protégé la transaction sur leur terrain. Ils ont fourni la logistique et ont pris une part au passage , estime un commissaire. De la même manière qu'ils font payer au voyou qui veut implanter vingt-cinq machines à sous dans des bistrots du 9-3. En véritables parrains, les H prennent des commissions sur tout.»
«Mario a sauté de toit en toit»
A Montreuil, le fief des H est réputé imprenable. La mère, Marinette, habite depuis quarante ans rue des Ramenas. Ses quatre enfants, Jean-Claude, Sonya, Mario et Marc ont racheté et construit autour. Au fond du terrain qui s'étire sur 300 mètres, un sixième pavillon débouche sur la rue du colonel Fabien. Presque tout le pâté de maisons appartient aux H ce qui ruine les surveillances policières. Contraints d'employer des moyens aériens, les flics du Raid ont dû monter une opération commando pour les prendre. Cible: la maison centrale, «objectif n° 3», occupée par Mario et souvent par Jean-Claude, le colombophile, qui a installé son pigeonnier au coeur de la propriété. Quand le Raid a donné l'assaut et fait sauter les portes, jeudi dernier, à 6 heures, Mario a tenté de s'enfuir par la seconde issue : «Mario a sauté de toit en toit, on l'a laissé faire, on a attendu qu'il descende de la dernière maison côté rue du Colonel-Fabien pour l'aplatir.»
Voisin des Hornec, Antoine L. a vécu un bien sale moment, porte explosée, menotté nu au sol, femme et enfants tirés du lit : «Sous prétexte que ce sont les Hornec, les flics attaquent tout le pâté de maisons» , dit-il. Par la suite, la PJ a aperçu des tuiles déplacées puis a découvert des armes et des liasses de billets planquées par les H sous le toit du voisin. Installé ici depuis huit ans, Antoine ne savait rien des H, qui entretiennent avec lui des «rapports distants mais courtois». «J'avais juste cerné qu'ils étaient un peu malfrats», continue Antoine L. «Ils ne font rien, reçoivent des tas de gens, ça se sent qu'ils sont dans l'illicite. Mais je ne sais qui sont les Hornec que depuis la mort de James, fils de Mario, à Noël 2005. Toute notre rue a été investie par des belles voitures et des centaines de gens ont défilé pendant une semaine. La mort du pape à côté, c'était rien. Alors, j'ai regardé sur l'Internet et j'ai vu le poids des Hornec, des parrains.»
«Du sang a coulé sous les ponts»
Dans les années 50, la famille logeait dans des caravanes et le père Lucien, né en 1932, gagnait son pain comme ferrailleur. «Le père Lulu, un voyageur, a toujours été propre dans la ferraille, les fils aussi quand ils s'y sont mis, dit un habitant qui a suivi leur ascension. Les fils n'auraient jamais osé dévier du temps du père, mais, après son enterrement dans un immense caveau à la campagne, ils ont commencé à chiper des sacs dans les voitures, à embrouiller les commerçants au jeu du "rendez-moi" la monnaie, à voler des chéquiers et de la marchandise dans les entrepôts, à saucissonner les gens chez eux pour leur piquer les économies. Depuis, du sang a coulé sous les ponts.»
A commencer par le sang d'un ami devenu un rival, Claude Genova dit «le Gros», abattu au fusil à pompe l'été 1994 lors d'une permission de prison, devant l'hôtel Concorde-Lafayette à Paris. La brigade criminelle a toujours soupçonné les H d'avoir commandité cet assassinat afin de «reprendre les affaires du Gros». Une écoute téléphonique révèle que l'un des exécutants appelle Marc Hornec «trois minutes après que Genova a été fumé» pour l'en informer : «C'est fait.»
Tombé fin 1989 pour un trafic de 200 véhicules volés, Genova * qui utilisait les H pour du racket * supervisait encore ses entreprises depuis la prison et exigeait une partie du butin, sous peine de passer un sale quart d'heure «à la cave». Le clan des gitans, associé à des Arabes du coin, décide de s'affranchir du Gros. Genova se venge. Nordine Mansouri, alias «la Gelée» en raison de «l'état supposé de son cerveau» * citation policière * roule pour les H. Il est «enlevé par l'équipe à Genova, descendu à la cave et torturé à coups de chignole dans le genou, selon un ancien bandit, pour qu'il leur balance où se trouve le magot des Hornec.» La riposte ne tarde pas. Genova et trois de ses gars meurent.
Depuis, les H tiennent le haut du pavé. Si l'on en croit un homme du «milieu», «le clan tire sa force de l'association entre manouches et Arabes» . «Nés dans les mêmes cités, les mêmes zones du 9-3, et de deux races rejetées, il a fallu qu'ils fassent des alliances pour s'imposer. Ils ont des couilles. Et ne laissent jamais passer une occasion de faire de l'argent.»
Ainsi, dans les années 80, Marc et Mario Hornec, qui partaient sur «un coup à cent millions chacun sur la Côte d'Azur», n'auraient pu s'empêcher de «faire des banques sur le trajet». D'après ce voyou, «les H pèsent 30 milliards» (de francs) aujourd'hui et «50 % de leur fortune vient de l'or, 3 000 caravanes bossent pour eux dans toute la France. Des gitanes qui vendent de la dentelle, ou autre chose, volent les bijoux. Parfois, cinq ou six chefs gitans avec des grands chapeaux qui sortent d'un mauvais film des années 50 montent à Paris ramener le "jonc" à Loune qui le rachète à bas prix et le fait fondre en lingots. Quand l'or vaut 9 000 euros le kilo, ils le vendent à la casse 6 000 euros.»
Pourtant, les théories policières sur les méfaits imputés aux H manquent de preuves. Ainsi, la Gelée, qui fut accusé sur la foi d'un mégot de Gitane du vol à main armée de 25 millions de francs, le 23 décembre 1996, au dépôt d'une société de transports de fonds à Villepinte, a été acquitté car l'ADN du mégot n'était pas le sien (1). Et Marc Hornec, arrêté en mars 1996 sous le nom de «monsieur Mylord» dans un hôtel d'EuroDisney pour trafic de stupéfiants, a été condamné à la modique peine de quatre ans, alors que 500 kg de cannabis étaient stockés dans son box de garage.
Iqbol
12-23-2006, 07:18 PM
«Faut les taper au portefeuille»
En perquisition chez les H à Montreuil, les policiers ont découvert derrière les plinthes 200 000 francs en billets neufs provenant d'une attaque de fourgon à Bayonne, mais Sonya, la fille aînée, a soutenu qu'il s'agissait des «économies qu'un vieux gitan lui avait confiées pour payer son enterrement» . Les enquêteurs ont reçu au 36 Quai des Orfèvres la visite d'un jeune du clan, «Steve Falck, qui a voulu endosser l'affaire de hasch, parce qu'il n'avait pas d'antécédents». C'est finalement un neveu Hornec qui a pris sept ans. «Les H ont le chic pour que d'autres écopent à leur place», dit un connaisseur : «Ils ont promis monts et merveilles à Fabrice, de l'argent et une Mercedes SLK, mais il n'a rien eu. Il a une dent contre les H car il a replongé de la même façon pour des vols de tableaux.» Les policiers ont même ressorti le nom des Hornec pour l'assassinat en 2000 du parrain Francis le Belge, ancien de la French Connection, mais sans jamais étayer cette hypothèse.
«On ne prête qu'aux riches», ironise un ami des H. S'ils traitent les affaires «à la caravane ou à la maison» et ne paient pas d'impôt, les Hornec roulent en Porsche, Jaguar, Mercedes et BMW, fréquentent le Pink Paradise et les discothèques des Champs-Elysées, les bars à hôtesses de la rue de Ponthieu, font des placements financiers grâce à leur «cousin» Gabarès basé au Luxembourg et disposent de «30 propriétés bâties en France». La police judiciaire entend saisir leur patrimoine : «Faut les taper au portefeuille comme Al Capone.» Car les H paient rubis sur l'ongle les meilleurs avocats: ils en ont employé jusqu'à neuf «pour sortir du trou» Marc Hornec, tombé en 2004 pour des «saucissonnages» et des vols. Au bout de quatre mois, ils lui ont permis de sortir en réglant 50 000 euros de caution.
«James était l'étoile montante du clan»
Selon un officier de la brigade de répression du banditisme (BRB), l'une des clés de la survie du clan, c'est la corruption : «Les H achètent tout le monde, même des hommes politiques et des policiers.» Les Hornec avaient d'ailleurs un «condé» à l'Office central de répression du banditisme (OCRB) qui les renseignait sur les «objectifs» du service en échange de milliers d'euros. Les H envoient aussi de pseudos indicateurs au contact des policiers, afin de les retourner ou de les «enfumer». Ainsi en a-t-il été après la mort de James Hornec, tué à 24 ans, le 24 décembre 2005, dans des conditions mystérieuses. Son corps a été déposé par des inconnus devant chez son beau-père, sans chaussures, une balle de 22 long rifle en bas du dos. Seul fils de Mario qui a quatre filles, James «était l'enfant sacré de la famille», «le Dieu», selon des gens du voyage, «l'étoile montante du clan», si l'on en croit un commissaire. Sur la fiche de James Hornec, quatre affaires s'enchaînent en quatre ans, racket, agression, blanchiment. A 20 ans, il a été arrêté pour trafic de voitures volées * Porsche, Audi, Mercedes et BMW * avec Marc Hornec junior, fils de son oncle du même prénom. Mais la famille a déboursé 250 000 euros de caution pour les libérer (2).
La brigade criminelle est persuadée que le jeune défunt n'a pas été victime d'un règlement de comptes mais plutôt d'un «accident du travail». Ils enquêtent sur deux hypothèses suggérées par des informateurs de Montreuil : «Soit au retour d'une affaire, dans la voiture, un complice a actionné son arme et une balle a atteint James par mégarde. Soit, un "saucissonnage" lointain a mal tourné, l'otage ayant tiré dans le dos de James, mais son père Mario a pris le risque de le ramener à Paris et de le voir se vider de son sang.» Mario Hornec, le parrain, ne se remet pas de la mort de son fils. Il répète : «C'est le drame de ma vie.»
Iqbol
12-25-2006, 01:36 PM
Vous avez envie de découvrir la France? Vous pouvez le faire grâce au Label France (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/france_829/label-france_5343/propos-label-france_13893/bienvenue-sur-label-france_31097.html)
Diffusé par le réseau diplomatique français aux relais d’opinion étrangers dans le monde entier à près de 200 000 exemplaires et en neuf versions linguistiques (français, allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, japonais, portugais, russe), le magazine d’information « Label France » propose tous les trois mois (janvier - avril - juillet - octobre) des articles exclusifs (enquêtes, reportages, entretiens, portraits...) réalisés par des journalistes indépendants ou issus des meilleurs titres de la presse française sur toutes les facettes de la France d’aujourd’hui (société, économie, arts et spectacles, tourisme, lettres, coopération, sciences et technologies, sports, mode de vie...).
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Les articles publiés dans le magazine « Label France » et les idées qui peuvent s’y exprimer n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs et ne représentent pas une position officielle du ministère des Affaires étrangères.
La reprise des articles dans la presse est libre de droits, sous mention « Label France » et nom de l’auteur.
Bonne lecture.
Iqbol
12-26-2006, 05:44 PM
Deux liens pour trouver la signification des acronymes tel IMHO, FYI, AAD,BRB, etc.
Dictionnaire d'informatique francophone (http://jargonf.discu.org/index.php/Accueil)
Dictionnaire de l'informathique et d'internet (http://www.dicofr.com/)
Iqbol
12-29-2006, 05:25 PM
L'Editorial de fin d'année par "Le Monde"
Au moment de vous présenter nos meilleurs voeux et de vous remercier pour votre fidélité retrouvée, que retenir de l'année 2006 ? Au-delà du flot continu de l'actualité immédiate - de l'espoir toujours repoussé d'une paix au Proche-Orient à la promesse d'un renouveau de notre vie publique, en passant par les doutes bienvenus des Etats-Unis sur leur stratégie en Irak -, cette année fut de transition, de gestation d'un monde nouveau et, à bien des égards, méconnaissable. Une tendance lourde est apparue, de celles qui bouleversent notre avenir : l'organisation géopolitique de la planète non plus selon le traditionnel rapport de force Nord-Sud, mais cette fois bel et bien Sud-Sud. Ce sont des pays dits "émergents", les puissances de demain (Chine, Inde, Brésil), qui, ayant pris le chemin de la croissance et du développement, ont commencé de s'organiser hors des directives et des impulsions venues du Nord, de nos pays.
Un événement, qui a paru sur le moment presque anecdotique, fait figure de symbole de ce renversement au profit d'une dynamique Sud-Sud : le sommet qui a réuni à Pékin les principaux pays d'Afrique. La mondialisation, c'est d'abord cela. Non pas seulement un geste politique qui symbolise la puissance montante, commerciale, de plus en plus financière et politique, de la Chine, mais aussi le signe annonciateur d'un moment où les pays émergents cesseront d'être notre périphérie pour devenir les moteurs de la croissance mondiale, et les acteurs d'une nouvelle géopolitique dont nous tardons à prendre conscience tant elle bouleverse nos représentations traditionnelles. Nouveauté qui, rapportée à notre point de vue de pays du Nord développé et riche, se traduit par la perte de "monopoles" traditionnels.
- La perte du monopole de la richesse. Américains et Européens s'y étaient habitués : le monde développé, c'était ici, chez nous. Les autres s'efforçaient de nous rattraper ou, à la suite de l'URSS, s'épuisaient dans l'expérimentation peu concluante, voire désastreuse, d'autres modèles.
Reproduisant en fait ce que les Japonais ont réalisé au lendemain de la seconde guerre mondiale, Chinois, Philippins, Indonésiens, Malaisiens, Indiens, Brésiliens et d'autres bâtissent à leur tour des économies fondées sur la consommation et l'exportation de masse - et une formidable dépense énergétique... Ces économies se construisent sur l'ouverture des frontières ; elles vivent de la globalisation croissante des échanges.
Les défenseurs de la mondialisation sont au Sud - au moins dans ce Sud-là ; la tentation protectionniste est au Nord. Dans son dernier rapport de l'année, la Banque mondiale observe que la mondialisation a sorti une grande partie de la population de la planète de la misère et prévoit que, dans le prochain quart de siècle, le nombre des personnes très pauvres sera divisé par deux. 2006 a vu la Chine dépasser le Japon en dépenses consacrées à la recherche. 2006 a aussi vu une multinationale dirigée par un Indien, Mittal, racheter Arcelor, le grand sidérurgiste européen : on ne saurait mieux signifier à quel point l'économie mondiale est en train de changer. D'autres Indiens, des Russes, des Brésiliens et d'autres entrepreneurs du Sud sont désormais acheteurs d'actifs importants au Nord et deviennent des joueurs mondialisés.
- La perte du monopole des classes moyennes. Le phénomène va devenir massif, avec l'accession au bien-être matériel, traduit par un revenu par tête moyen comparable à celui du Nord, de centaines de millions de personnes. Et une première manifestation de cette évolution : le bonheur des uns (les nouvelles classes moyennes) semble alimenter le mal-être des autres (les nôtres). A Washington, Londres ou Paris, les couvertures des magazines et des journaux consacrées à l'émergence de ces jeunes et petites bourgeoisies succèdent à celles que nous consacrons à la stagnation, voire à la déstabilisation des couches sociales qui forment le substrat économique et démocratique de nos pays ; déstabilisation que traduit la tentation de votes extrémistes. Il est vrai que les puissances naissantes du Sud ne se contentent plus de tirer profit de leur avantage comparatif (donc du dumping social) dans les seuls secteurs à forte main-d'oeuvre ; ils s'installent et avancent très vite dans des créneaux où leurs ingénieurs et multiples informaticiens trouvent à s'employer, souvent grâce à des transferts de technologies venues du Nord.
- La perte du monopole de l'impérialisme économique. C'est principalement de la Chine qu'il est question. Pékin se comporterait en Afrique en prédateur de matières premières, vendeur de produits made in China et soutien de régimes dictatoriaux et corrompus. La Chine est en effet en passe de déployer sur le continent africain un néocolonialisme qui n'a rien à envier à celui des Européens ou des Américains. A l'ONU, en tout cas, Pékin défend bec et ongles un de ses plus importants fournisseurs de pétrole, le Soudan, dont le régime, mélange de tyrannie islamiste et de dictature militaire, est responsable de certaines des pires atrocités perpétrées sur ce continent depuis le génocide du Rwanda. En d'autres termes, le monde "multipolaire" que Jacques Chirac appelle de ses voeux ne sera pas, ipso facto, synonyme de paix. Plus près de nous, le retour de la Russie à une politique de puissance, sans contestation possible à l'intérieur, laisse penser que l'Europe, de ce côté-là aussi de ses frontières, devra vivre sous une pression grandissante.
- La perte, enfin, du monopole du récit sur le monde. C'est nous qui racontions l'histoire à travers le prisme de nos préjugés ; ce sont nos agences de presse, nos télévisions, nos magazines, nos journaux qui dominaient le monde des médias. Instrument de pouvoir, cette prépondérance médiatique n'est plus. Elle est malmenée par la Toile et concurrencée par les chaînes de télévision du Proche-Orient, d'Asie, qui racontent à leur tour l'histoire à l'aune de leur perception, c'est-à-dire à travers le prisme de leurs préjugés, et ceux de leurs pays. L'empire CNN est contrebalancé, et même contredit, par l'empire Al-Jazira. Les frontières de la bonne - et de la mauvaise - conscience vont donc elles aussi changer.
Il est impossible de ne pas se réjouir des perspectives qui sont ainsi ouvertes : la croissance mondialisée continuera de faire reculer la pauvreté, à l'échelle planétaire. Il n'est pas davantage possible de refuser de voir les turbulences que ces grandes transformations créent dans nos sociétés, impossible de ne pas voir les inégalités nouvelles qui surgissent, ici comme dans les pays émergents. Plus que jamais, donc, la gestion du monde qui vient aura besoin de régulations.
En même temps, ces zones de turbulences dans lesquelles nous sommes durablement entrés font le lit des marchands de peur. Là où nous aurions besoin de marchands d'idées : pour repenser, ici, nos mécanismes et nos centres de création de richesse ; ainsi que le mode d'organisation de nos sociétés. Nous aurions besoin aussi de repenser notre idée des frontières, n'en déplaise à celle et celui qui, désormais en France, s'emploient à délégitimer la construction européenne ; au moment précis où, dans le cours d'une histoire qui n'attend pas et ne nous attendra pas, nous aurions besoin d'y croire de nouveau (mais précisément l'Europe n'est-elle pas minée aujourd'hui par le fait qu'elle n'a pas de frontières ?). Avant donc que le duel "Sarko-Ségo" ne capte toute l'attention, et ne recentre celle-ci sur le bon vieux village gaulois, n'oublions pas que la Terre tourne !
Iqbol
12-29-2006, 05:52 PM
Rachida Dati - Porte parole du candidat Sarkozy (http://www.linternaute.com/video/femmes/qui-est-rachida-dati/)
http://img297.imageshack.us/img297/8576/1362datict8.jpg
Rachida Dati est choisie comme porte parole par Sarkozy pour sa campagne présidentielle. Voici un article intéressant:
Rachida Dati (http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1362-Dati.html)
Sur son berceau, les fées ne se sont jamais penchées. Alors, elle les a inventées. Bannissant les déterminismes, forçant sa condition, son histoire est celle d’une volonté glorifiée. Et d’un sursaut d’humanité. En réveillant la part du cœur de ses interlocuteurs, la conseillère de Nicolas Sarkozy a transformé les piliers de l’élite républicaine en anges gardiens de sa destinée.
On ne peut rien lui refuser. Elle le sait. Structurellement, son intelligence et son tempérament la placent au-dessus de la mêlée. Conjoncturellement, son image de « beurrette » et ses origines défavorisées arrivent à point nommé. Cerise sur le gâteau, elle vibre et sait faire vibrer. Son regard réveillerait un Sénat. Avec ses mots, tour à tour bruts et policés, avec ses manières, jamais familières mais toujours personnelles, elle force l’intimité des puissants. Dans les arcanes du pouvoir, elle est tous allée les voir. Et ils l’ont tous aidée. Rachida a toujours des choses à dire. A leur dire. D’abord, elle raconte son histoire, ensuite, elle interprète celle de ses interlocuteurs. Adolescente, elle a passé des nuits à feuilleter le Who’s who et à découper les journaux, s’inspirant des réussites de ceux qui ne venaient de rien, apprenant par cœur les chemins de ceux qu’elle prévoyait de rencontrer. Conseiller technique de Nicolas Sarkozy, en charge du projet de loi « prévention de la délinquance », elle est parvenue à ce qu’elle voulait. « J’ai eu peur du déterminisme. Il fallait que j’accède à autre chose. » Gagné. Coachée par l’establishment, elle a franchi les caps de formation et d’expériences professionnelles, un à un. Désormais, il ne lui reste qu’une crainte, enfouie : retourner d’où elle vient…
Drôle d’endroit pour une rencontre
Une réussite à l’américaine. Menée à force de volonté, d’acharnement. Dans sa vie, rien n’arrive par hasard. Tout est écrit, calculé, orchestré au millimètre près. Si elle avait fait confiance à la chance, elle serait certainement encore à Chalon-sur-Saône, la ville de son enfance. C’est là que tout a commencé. Au début, elle voulait juste gagner un peu d’argent. A quatorze ans, elle fait du porte-à-porte pour vendre des produits cosmétiques. Puis anime un centre aéré, travaille dans une grande surface. A seize ans, c’est le grand tournant. Standardiste et aide-soignante dans une clinique privée, elle glane la presse abandonnée dans les salles d’attente. Chez elle, la nuit, elle se documente, s’imprègne du monde qui la fait rêver, repère les cibles de ses ambitions, leur écrit, parfois. Des lettres de Rachida, beaucoup en ont reçu. Longues, minutieuses, déterminées, poignantes. Qui lui résisterait ? La jeune fille a décidé de sortir de son milieu, aimant mais défavorisé, socialement et matériellement. Un père maçon, d’origine marocaine, autoritaire, ponctuel, mélancolique. Une mère algérienne, rieuse, ancrée dans la vie, élevant ses douze enfants dans le culte de l’optimisme et de la réussite scolaire. « Ma mère était la lumière de ma vie. Quand je l’ai perdue, j’ai pensé avoir été punie. » Après sa disparition, Rachida s’occupera de ses frères et sœurs. « Je les ai installés dans la vie qu’ils ont. » Ingénieurs, comptables… A Paris, elle vit aujourd’hui avec sa dernière sœur et sa petite nièce : « Je vérifie les cours et les emplois du temps. Si je les laisse agir à leur guise, rien ne se passe comme je le souhaite. » Rachida fera des études. Plus poussées que prévu. A 21 ans, en faculté d’économie à Dijon, une information trouvée dans un hebdomadaire l’interpelle. L’ambassade d’Algérie donne une réception à Paris. Le ministre Albin Chalandon sera présent. C’est décidé. Elle y sera. Par courrier, toujours, elle demande une invitation à l’ambassade, qui accepte. Et prend le risque de quitter la clinique pour laquelle elle travaille, une soirée. Le creuset d’un destin.
Mes anges gardiens
« C’était comme dans un film. » Ils sont tous venus. Ils étaient tous là. Alors, elle n’hésite pas. Ni à interpeller Roger Hanin, qui est encore l’un de ses amis, ni à demander un rendez-vous à Albin Chalandon, qui deviendra l’un de ses mentors. Le ministre lui accordera un déjeuner. Elle lui demande de lui trouver un stage dans une entreprise. « Je peux vous mettre un pied à l’étrier, mais vous me prouverez que vous pouvez mettre l’autre », lui répond-il. Un Deug d’économie en poche, elle est embauchée comme comptable à la direction financière de Elf. Ensuite, tout s’enchaîne, à toute allure. En 1989, elle rencontre Jean-Luc Lagardère à l’occasion de la remise du prix de « la fondation de la vocation », décerné à sa sœur aînée. La famille Dati est présente au grand complet, illuminée par le dîner de gala. Encore une fois, Rachida ne perd pas son temps. Alors qu’il quitte la salle, elle demande un rendez-vous à Jean-Luc Lagardère. « Je rêve de travailler pour vous », n’hésite-t-elle pas à lui indiquer. Voilà ce qui est troublant. Avec elle, l’interlocuteur a toujours le sentiment qu’il lui est vital. Elle parle au cœur des êtres et déclenche leur ego en soulignant leur caractère indispensable. Un an plus tard, elle entre comme auditeur chez Matra. Dans le même temps, l’entreprise Lagardère lui finance un MBA. Après un bref passage par la Berd à Londres, elle devient secrétaire générale d’un bureau d’études de la Lyonnaise des eaux, et fait un rapport sur la politique de la ville pour Simone Veil. Elle a rencontré cette dernière, comme Jacques Attali, par l’intermédiaire de Marceau Long, à l’époque vice-président du Conseil d’Etat. Etudiante, elle lui avait écrit alors qu’il présidait un colloque sur l’Europe. Il l’avait reçue, lui ouvrant notamment la bibliothèque du Conseil. Depuis, il ne l’a jamais abandonnée, influant sur son parcours de manière intime et personnelle. Il fait partie de ceux qui lui ont vivement conseillé de devenir magistrat. « Pour gagner un statut. » Elle l’a fait. Reconnue, légitimée par elle-même, alors que, jusque-là, son parcours était illisible ou seulement tracé par les bonnes fées. Aujourd’hui, ses détracteurs lui reprochent une forme d’opportunisme. Mais pourquoi s’opposer à une ambition si délibérément, si sainement avouée ? Une chose est sûre, ceux qui l’ont aidée n’ignoraient rien de ses projections, se réjouissant, au contraire, de soutenir un chemin méritoire, là où d’autres sont enfermés dans l’immobilisme ou le contentement.
Les sentiers de la gloire
« Pierre de Bousquet, Marceau Long et Simone Veil m’ont conseillé de faire l’Ecole nationale de la magistrature. S’ils m’avaient dit de faire n’importe quoi d’autre, je l’aurais fait, de la même manière, car ils ont toujours été bienveillants avec moi. » En demandant conseil, elle vous confie sa vie, son destin. Magistrate, voilà la fonction qu’elle a préféré. Mais en 2002, elle a, pour la seconde fois, écrit à Nicolas Sarkozy. La première rencontre avait eu lieu en 1996, à Neuilly, « juste comme cela ». Il lui avait dit « si un jour vous avez besoin de moi, n’hésitez pas ». Voilà le genre de phrase que l’on ne dit pas deux fois à Rachida. Il y a quatre ans, elle lui a demandé de venir travailler auprès de lui. Place Beauvau, dans son bureau, le ministre n’a pas tergiversé : « Je n’ai pas de raison de me priver de vous. » Deux mois plus tard, elle intégrait son cabinet. Elle ne le cache pas, la relation qu’elle entretient avec le couple Sarkozy dépasse largement les limites professionnelles. « Je suis fascinée par le parcours de Nicolas Sarkozy. C’est quelqu’un à qui l’on n’a jamais rien donné. Il a tout eu à l’arraché, avec succès. Il y a quelque chose chez lui qui fait écho chez moi : le refus de la fatalité, peut-être. J’ai un attachement pour lui au-delà de son engagement politique. » Quant à Cécilia, la relation semble encore plus dense, plus amicale. « Elle a été très importante dans mon intégration au sein de l’équipe et de la place entière que j’y occupe. C’est une véritable webcam, elle voit tout, ce qui va et ce qui va moins bien. Elle a toujours le bon mot et le bon geste. J’ai une affection irréversible à son égard. » Interrogée, la femme de ministre n’est pas avare de compliments. Ses propos laissent entrevoir une douceur cachée : « Rachida incarne l’aboutissement d’une femme accomplie. Bien que la vie ne l’ait pas épargnée, elle garde une grande tolérance envers les autres et une véritable humilité envers elle-même. Elle ne m’a jamais manqué. Elle m’a toujours encouragée, y compris dans les moments difficiles. Plus que de l’amitié, j’ai de l’admiration pour elle. » La fusion de cette nouvelle équipée se traduit par la présence accrue de Rachida, autant technique que médiatique. La conseillère se trouve désormais sur tous les fronts et tous les clichés. Il est probable que ce déploiement attire les critiques, associant son implantation à une forme de « discrimination positive ». Mais Rachida n’est pas d’abord cela. Bien sûr, son histoire la conduit à la duplicité, la plaçant entre l’élite et la banlieue. Une faille devenue chance, aubaine politique. Car elle seule ose héler les jeunes en banlieue, leur demandant de retirer leur casquette en présence du ministre… Décidément, elle n’a peur de rien. Sauf peut-être d’elle-même. Car son manque d’assurance la sauve d’une ambition qui, parfois, émaille les esprits bien-pensants. « La politique sert à empêcher les déterminismes », lance-t-elle, en guise de justification.
Iqbol
12-29-2006, 08:13 PM
Video Sarkozy interrog par l'inspecteurColumbo - Les, guignols, sarkozy, police, columbo - Dailymotion Share Your Videos
Iqbol
01-05-2007, 06:43 PM
Wikipedia : une encyclopédie sur le NetLE MONDE | 02.01.07 |
Côte ouest de la Floride, à l'orée de l'an 2000. Jimmy Wales, 34 ans, mène une vie trépidante de courtier en Bourse et de patron du site Bomis.com, moteur de recherche qui héberge des contenus de divertissement, dont des photos érotiques.
Mais il a envie de créer l'encyclopédie du nouveau millénaire, sur Internet : "J'étais impressionné par le mouvement du "logiciel libre" fondé sur le bénévolat, l'entraide et le partage des connaissances, qui a produit les meilleurs logiciels du monde. Je voulais étendre ce concept au-delà de l'informatique, et créer une encyclopédie générale, gratuite et ouverte à tous, produite collectivement par les internautes intéressés."
Jimmy Wales pose des principes "non négociables" : obligation de rédiger les articles en respectant la règle de la "neutralité de point de vue" pour éliminer les textes militants ou tendancieux. Nupedia, son projet, séduit deux programmeurs ; il embauche un rédacteur en chef, Larry Sanger, 31 ans, docteur en philosophie. L'encyclopédie est hébergée sur les serveurs de Bomis. Un an plus tard, Nupedia n'a toujours pas décollé.
Les internautes qui envoient des contributions sont rares, le processus de validation des textes par des groupes d'experts lent et complexe. Wales et Sanger créent donc un second site fonctionnant grâce à un nouveau logiciel librement disponible et en vogue sur le Net, le Wiki ("vite", en hawaïen). Contrairement aux sites classiques, un Wiki peut être modifié à tout moment et à volonté par ses visiteurs : l'outil idéal pour le travail en commun.
Le succès de ce site baptisé Wikipedia, est immédiat : des milliers d'équipes se mettent à rédiger collectivement des articles sur tous les sujets, des plus sérieux aux plus futiles. Les textes sont corrigés, réécrits ou enrichis en permanence par des bénévoles enthousiastes. Les frictions entre auteurs sont innombrables, les conflits incessants, mais l'encyclopédie prend forme. Des versions en langues étrangères naissent sur tous les continents.
En 2002, Nupedia est abandonnée au profit de Wikipedia, que Jimmy Wales qualifie fièrement de "bazar absolu".
Larry Sanger, fidèle au principe d'une encyclopédie classique pilotée par des spécialistes reconnus, quitte le projet, et lance plusieurs sites rivalisant avec Wikipedia. Sans succès à ce jour.
Un an plus tard, le serveur de Bomis ne suffit plus à gérer le trafic de Wikipedia, qui se dote de serveurs dédiés, donc coûteux. Jimmy Wales en appelle aux internautes : pour que le projet reste gratuit et indépendant, il faut qu'ils lui adressent des dons. Pour être en règle, Jimmy Wales crée une Fondation à but non lucratif baptisée Wikimedia, domiciliée en Floride.
Chapeautant l'encyclopédie et les projets annexes, elle sera propriétaire des équipements, des fonds et de la marque. Aujourd'hui, Wikipedia est une institution mondialement reconnue, qui s'est imposée comme référence et outil de travail quotidien pour les internautes de tous les pays. Et Jimmy Wales vient d'annoncer, pour 2007, le lancement d'un moteur de recherche, Search Wikia, fonctionnant sur le modèle de Wikipedia.
Cette dernière reçoit plus de 350 millions de visiteurs par mois, ce qui la classe dans les dix premiers sites mondiaux. 300 serveurs dédiés sont installés en Floride, à Amsterdam et en Corée du Sud.
La seule version en anglais contient 1,5 million d'articles et s'enrichit de plus de 1 000 articles par jour. Wikipedia existe en 249 langues - en tête l'anglais, l'allemand, puis le français. Elle vit toujours grâce aux dons de particuliers et au mécénat d'entreprise. Alors qu'il s'établit à 50 000 dollars en 2004, son budget devrait atteindre 6 millions de dollars en 2007.
Au fil du temps, Wikipedia s'est dotée d'une structure fondée sur l'équilibre et le cloisonnement des pouvoirs. Certains des "wikipédiens" les plus actifs sont promus par leurs pairs au grade d'"administrateur" (ils éditent les nouveaux articles, surveillent les modifications, repèrent les auteurs débutants mal préparés ou les vandales). "Pour la version anglaise, ils sont un millier, explique Jimmy Wales. Ils sont indispensables. Ils font le boulot ennuyeux et fournissent un soutien logistique aux auteurs."
Il y a aussi les "bureaucrates" qui gèrent des petites communautés autour d'un projet local, les "stewards" qui règlent les problèmes d'organisation et de police interne, les "check-users" qui traquent les fauteurs de troubles pour les bannir et les "oversights" qui peuvent aller jusque dans les archives pour détruire un article diffamatoire...
Pour les conflits les plus aigus, Jimmy Wales a créé pour la version anglaise un comité d'arbitrage d'une douzaine de membres. Ses décisions sont sans appel.
D'autres pays l'ont imité, mais pas tous : les wikipédiens allemands soumettent les conflits insolubles au vote des utilisateurs.
Pour faire fonctionner cette énorme machine, la Fondation n'a que sept employés rémunérés ! Jimmy Wales se consacre aux relations publiques de Wikipedia (conférences, interviews, rencontres avec des responsables politiques, économiques et scientifiques)... Il rêve d'aller en Chine, où Wikipedia est interdit : "Nous avons une version chinoise très active, grâce à Taïwan et à Hongkong, et quelques auteurs sur le continent. Mais les autorités de Chine populaire font bloquer nos sites. Je vais aller à Pékin voir des responsables, leur expliquer qui nous sommes, comprendre pourquoi ils font ça."
Wales a aussi créé Wikia, société commerciale qui utilise le logiciel Wiki pour construire des communautés virtuelles de divertissement, sur les grands thèmes de la culture populaire américaine.
En septembre, il a cédé la présidence de la Fondation à Florence Devouard, une Française de 38 ans qui réside près de Clermont-Ferrand. Ingénieur agronome, passionnée d'informatique, Mme Devouard se consacre entièrement à son travail bénévole pour Wikipedia.
Iqbol
01-05-2007, 11:14 PM
Debat entre Tariq Ramadan et Alexandre del Valle
Iqbol
01-11-2007, 05:24 PM
L'Ane
par
Édouard Drumont (1882)
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Ane, je te salue, éternel porteur de bât, Ane utile, Ane patient, Ane toujours raillé, Ane à l'échine meurtrie, Ane aux longues oreilles, Ane, je te salue…
L'Ane, vous dira Buffon, est de la famille du Cheval. Sans doute, mais c'est un cadet ; semblable à ces déshérités dont les parents occupent de brillantes positions, il est voué d'avance à la vie humiliée et douloureuse, condamné au labeur sans trêve, destiné aux coups. Dans l'ordre équestre, l'Ane d'ailleurs n'entre guère que par surprise, comme certains plébéiens n'entrent dans la maison de quelque grand seigneur que par la porte bâtarde.
Le Cheval, lui est un animal héroïque ; il fait figure dans l'histoire, il a sa place dans l'art, il orne les bas-reliefs monumentaux, il est attelé au quadrige des triomphateurs ; il s'élance du ciseau de Phidias pour courir sur le fronton du Parthénon. Il est, selon Lamartine, le piédestal des rois ; il est le coursier fougueux que César éperonne, de Victor Hugo, et pour lui le Richard III de Shakespeare offre un royaume un soir de défaite. Acteur dans les ardents combats, il participe de l'enthousiasme que l'Humanité éprouve pour ceux qui tuent. A Epsom ou à Longchamp, il tient cent mille hommes haletants au bout de son sabot. Il a des noms : il se nomme Incitatus et on le proclame consul, et devant lui marchent les faisceaux des Scipion et des Métellus ; il s'appelle Bucéphale ou Veillantif, et il porte Alexandre ou Roland ; il est inscrit au Stud-book sous le nom de Gladiateur ou de Monarque, et il gagne des millions à son maître avec ses jambes ; il est chanté sous le nom de Pégase et il emporte les poètes à l'hôpital sur ses ailes. Il a une généalogie comme un gentilhomme et des journaux comme le peuple souverain.
L'Ane ne sait ce que c'est qu'une généalogie, le sang d'âne court les prés comme le sang de peuple court les rues et les ruisseaux. Fécond comme les pauvres, l'Ane enfante au hasard des milliers d'ânons qui travailleront comme lui et, comme lui, souffriront les mauvais traitements. En fait de nom, il n'a qu'un sobriquet, il est Aliboron. Pour lui, le livre d'or de Clio ne s'ouvre pas, et s'il va à la bataille, pour laquelle les fabulistes lui reprochent unanimement de n'avoir qu'un goût modéré, c'est pour s'exposer aux coups sans pouvoir acquérir de gloire. A travers les ornières qu'ont faites les canons, il traîne la cantine qui versera une goutte de cordial à quelque agonisant ; il est dans les ambulances…
Être utile, voilà quel est le rôle de l'Ane ici-bas. Sous la pluie et sous le soleil, il transporte au marché les légumes et les fruits, il va chaque jour au moulin, pliant sous le poids de sacs de farine, il sert aux femmes et aux enfants, et si parfois il rechigne un peu devant quelque fardeau trop lourd, il se résigne vite et, soutenu par cette philosophie qui le caractérise, il se remet bien vite en route.
Prolifique comme le prolétaire, accommodant d'humeur et facile à vivre comme lui, l'Ane n'est-il point l'image du vilain toujours peinant, toujours écrasé sous l'impôt, toujours produisant plus qu'il ne consomme et toujours conspué par ceux qui consomment plus qu'ils ne produisent ?
Par un illogisme qui s'explique par le désir d'être dispensé même de la reconnaissance, on s'est efforcé, en effet, de rendre ridicule ce paria. Ce n'est point seulement une victime qu'on exploite, c'est une cible à toute plaisanterie. Les privilégiés qui reprochent à l'homme du peuple son ignorance au lieu de s'occuper de la faire cesser, ont personnifié l'ignare dans un animal qui sait ce que très peu de docteurs savent : supporter patiemment la souffrance…
Par un symbolisme plus profond qu'on ne croit, l'Ane n'apparaît dans la vie publique qu'en des manifestations qui semblent compléter encore la ressemblance de sa destinée avec celle du plébéien. Monté par Silène, il est mêlé aux fêtes orgiaques, il est flanqué à droite et à gauche d'outres remplies de ce vin dans lequel l'ouvrier cherche si souvent l'oubli de ses maux. Uni à son grave camarade le Boeuf dans l'étable de Béthléem, il réchauffe de son haleine ce divin nouveau-né qui vient dire au monde : "Heureux les pauvres, car le royaume du ciel leur appartient !"
Le jour de l'entrée triomphale à Jérusalem, c'est lui qui porte le Sauveur. Aux vainqueurs altiers, aux manieurs de glaive farouches, à ceux que la Victoire précède en sonnant dans son clairon et que la Mort accompagne avec des cris d'oiseau de proie, le Cheval qui piaffe et qui hennit. Au doux conquérant, à l'ami des humbles, l'Ane modeste et résigné. L'esclave, bête de somme humaine ; l'Ane, esclave de l'ordre animal, sont réhabilités le même jour. La croix infâme qui sert au supplice de l'un devient un signe sacré pour toute la terre, le dos pelé de l'autre sert de monture à Celui auquel les firmaments obéissent…
L'Église s'en souvient et le moyen âge célèbre ces fêtes de l'âne qui finissent par dégénérer en saturnales. Messire Ane pénètre dans le sanctuaire au bruit des hi-han joyeux de l'assistance en ce jour où tout est interverti ; où les serfs s'habillent en seigneurs, où les frères lais siègent au choeur.
Sous toutes les latitudes le sort de l'Ane est le même. Sans doute on lui témoigne en Orient des égards qu'il ne rencontre pas en Europe et, si un ambassadeur turc a écrit que "Paris était le paradis des femmes et l'enfer des Chevaux", un voyageur paradoxal a pu soutenir "que Constantinople était le paradis des Anes et l'enfer des femmes".
Il n'est point rare de trouver là-bas quelques Anes qui, bien nourris, ménagés, ignorants des brutalités, personnifient, en quelque sorte, l'aristocratie de la race asine. Qui ne connaît les Anes d'Orient de Decamps, la meilleure toile peut-être du maître ? Près d'une muraille blanche qui s'effrite, un Ane semble attendre le moment de se remettre en marche ; un autre, encore couché, a l'air de faire la sieste. Au premier plan un jeune Arabe à la physionomie rêveuse, paraît plus préoccupé de contempler la campagne inondée de soleil, que de tourmenter les animaux dont il a la garde.
Hélas ! les peintres sont menteurs comme les poètes, ut poesis pictura, et dans ses Croquis algériens M. Charles Jourdan nous a décrit un coin de la vie des Anes en Algérie, qui n'a rien de particulièrement gai. De l'autre côté de la Méditerranée tous les matériaux de construction sont transportés par des Anes qui seuls ont le pied assez sûr pour se risquer sur le pavé étroit et glissant. C'est une corporation rigoureusement fermée à tout profane, celle des Mzabites, qui a monopolisé l'exploitation des Anes.
Suivant leurs ressources, ils achètent quatorze, vingt-huit ou quarante-deux bourriquets ; plus parfois, mais toujours un multiple de quatorze, car l'escouade réglementaire, capable de transporter un mètre cube de matériaux quelconques : sable, chaux ou pierres, s'élève à ce chiffre. Cette escouade est conduite par quatre hommes qui sont chargés du soin, non seulement d'entretenir leurs Anes, mais de mettre constamment en état le bât et le double coussin qui constituent le harnachement de chaque bête.
Le harnais est des plus primitifs : une corde enroulée autour du cou de l'animal et formant collier. Veut-on mettre la bête en position pour être chargée ou déchargée, c'est par là qu'on la saisit ; quand elle résiste à la traction, le conducteur s'en prend sans façon aux oreilles ou à la queue, moyen de persuasion irrésistible.
"C'est un rude métier, écrit M. Charles Jourdan, que de pousser devant soi le troupeau aux longues oreilles, non qu'il soit indiscipliné, grand Dieu ! car les pauvres animaux qui le composent sont l'image vivante de la docilité et de la crainte, mais il faut charger les matériaux, les conduire sous un soleil brûlant ou sous des averses diluviennes, dans des endroits escarpés, que les charrettes ne peuvent aborder.
La bête souffre, mais l'homme non plus ne ménage pas sa peine. Si âpre que soit cependant la besogne, cela n'enlève rien à la gaieté, ni à l'insouciance du conducteur.
Tantôt à pied dans la poussière, stimulant ses bourriquots qui trébuchent sous leur fardeau, tantôt perché sur la croupe de l'un d'eux, et les ramenant à vide, il chante à tue-tête un air monotone qu'il interrompt souvent pour lancer le cri : Arri ! au bruit duquel détale toute la bande.
Le bourriquotier n'a pas l'âme tendre ; armé d'un bâton à peine flexible, il frappe à coups redoublés sur les retardataires de la troupe et ne tarde pas à marbrer leurs cuisses maigres de blessures sanguinolentes. C'est toute l'amélioration que la Société protectrice des animaux a pu obtenir après des démarches et des plaintes sans nombre.
Autrefois les Mzabites ne frappaient jamais ; ils piquaient.
Un bâton plus court, à l'extrémité duquel était enchâssée une pointe de fer, leur servait d'aiguillon, et cet instrument barbare labourait sans cesse la croupe de leurs victimes. L'instrument de torture a changé, mais le traitement est toujours aussi cruel.
Cependant la physionomie de celui qui l'applique respire tout autre chose que la férocité. Sous sa peau hâlée, presque noire, s'étale un bon sourire et perce un franc regard. Il va gaiement son chemin, la tête enveloppée dans un haillon de cotonnade, le corps enfermé dans un sarrau de toile ou de laine taillé comme un sac, battant de ses jambes nues les flancs de sa grêle monture."
Iqbol
01-11-2007, 05:24 PM
Qu'il transporte des pierres à Alger ou qu'il porte des enfants et des jeunes filles à travers la forêt de Montmorency, dans ces joyeuses parties qu'a racontées Paul de Kock, l'Ane, on le voit, est partout victime des mêmes procédés ; partout il est digne de cette pitié que nous sommes heureux de lui témoigner publiquement ici…
L'Ane est-il donc irréprochable ? Quel que soit mon désir de rendre justice à ce grand méconnu, je ne voudrais pas aller jusqu'à soutenir cette thèse. La Fontaine, qui, selon moi, a été dur pour l'Ane, a bien vu cependant quelques traits de son caractère. L'Ane est un loustic, il aime les mauvaises plaisanteries et les tours d'un atticisme douteux : il s'amuse comme un fou à ces grosses malices au risque de les expier sous le bâton.
C'est un sournois. On est en droit de lui reprocher un entêtement bizarre, particulier aux gens qui n'ont pas de volonté. Vous les connaissez, ces obstinations incompréhensibles de lunatiques qui se butent à un rien après avoir tout supporté et qui déploient alors cette force d'inertie contre laquelle tous les arguments, même les plus frappants, viennent se briser. L'Ane est ainsi. Quelle idée traverse sa cervelle à certains moments ? Le vase est-il trop plein et déborde-t-il ? Est-il à bout et ne peut-il rien accepter après avoir tout subi ? Est-il révolté du peu de raison de l'homme qui lui demande plus qu'il ne saurait fournir ? On n'en sait rien. L'Anesse de Balaam n'a parlé qu'une fois et encore c'était dans le désert…
L'Ane est malencontreux, je vous l'accorde encore, ce qui tient à son défaut d'usage du monde. Les caresses que, dans son désir de rivaliser avec le petit Chien, il prodigue à son maître avec son pied, en accompagnant d'un chant gracieux cette action hardie, démontrent qu'il n'est point organisé pour la vie des cours. Il est naïvement vaniteux ; il prend pour lui les hommages qu'on rend aux reliques dont il est chargé ; tantôt il s'affuble de la peau du Lion pour épouvanter le voisinage ; tantôt il se fait honneur d'une victoire à laquelle il n'a contribué que par ses braiments.
Malgré tout, l'Ane sort sympathique de cette Comédie animale que La Fontaine nous a donnée avant que Balzac ne nous donnât la Comédie humaine. Il n'a point, comme tant d'autres, de gros méfaits sur la conscience, et la spontanéité de ses aveux dans les Animaux malades de la peste témoigne d'une âme de bête au fond candide et honnête. Qu'il est nature ce cri de Haro sur le baudet ! qui retentit contre le faible et l'innocent ! C'est cette iniquité précisément qui recommande maître Aliboron à la compassion de tous les coeurs généreux.
Sévèrement traité par les fabulistes, l'Ane n'a pas eu plus de chance avec les faiseurs d'histoire naturelle.
Buffon, chose curieuse, est le plus courtois de tous avec ce manant. Il semble, à lire le chapitre que le naturaliste à manchettes consacre à Aliboron, voir l'écrivain grand seigneur se promener aux environs de son château, s'arrêter en apercevant quelque Ane de meunier, et lui dire : "Approche ici, petit, que je te décrive."
"L'Ane, dit-il, est aussi humble, aussi patient, aussi tranquille que le Cheval est fier, ardent, impétueux ; il souffre avec constance, peut-être avec courage, les châtiments et les coups. Il est sobre et sur la quantité et sur la qualité de la nourriture ; il se contente des herbes les plus dures et les plus désagréables que le Cheval et les autres animaux lui laissent et dédaignent. Il est fort délicat sur l'eau ; il ne veut boire que de la plus claire et aux ruisseaux qui lui sont connus. Il ne se vautre pas, comme le Cheval, dans la fange et dans l'eau ; il craint même de se mouiller les pieds et se détourne pour éviter la boue…
Il est susceptible d'éducation et l'on en a vu d'assez bien dressés pour faire curiosité de spectacle. Dans la première jeunesse, il est gai et même assez joli : il a de la légèreté et de la gentillesse ; mais il la perd bientôt soit par l'âge, soit par les mauvais traitements, et il devient lent, indocile et têtu ; il n'est ardent que pour le plaisir, ou plutôt il en est furieux, au point que rien ne peut le retenir et que l'on en a vu s'excéder et mourir quelques heures après. Comme il aime avec une espèce de fureur, il a aussi pour sa progéniture le plus fort attachement. Pline nous assure que lorsqu'on sépare la mère de son petit, elle passe à travers les flammes pour aller le rejoindre. Il s'attache aussi à son maître, quoiqu'il en soit ordinairement maltraité ; il le sent de loin et le distingue de tous les autres hommes. Il reconnaît aussi les lieux qu'il a coutume d'habiter, les chemins qu'il a fréquentés."
Toussenel, qui a trouvé souvent de si fines et de si ingénieuses analogies entre l'homme et l'animal, qui a découvert dans sa Zoologie passionnelle de si mystérieuses affinités entre l'être humain et la créature inférieure, n'a pas été indulgent pour l'Ane. Pour lui l'Ane est la personnification de l'Auvergnat, rude au travail, mais grossier et étranger à tout sentiment du Beau. Il reproche au pauvre Aliboron d'être un rural, conservateur égoïste, routinier, cupide et sec, borné d'apparence et malin en dessous.
"Ne nous y trompons pas, écrit l'auteur de l'Esprit des bêtes, l'Ane, comme l'Auvergnat, est plus rusé et plus ignorant que sot, et l'histoire a recueilli de lui une foule de mots mémorables, notamment celui-ci : Notre ennemi, c'est notre maître. Ce qui prouve que la maligne bête s'exprime aussi en très bon français quand elle veut. La sottise pivotale que je reproche à l'Ane est de ne pas conformer son vote à cette opinion, et de donner toujours sa voix à celui qui le malmène le plus brutalement.
Cette contradiction bizarre entre ses bons mots et ses votes démontre que l'Ane ne fait d'opposition que par tempérament, et que cette opposition, chez lui, s'en tient volontiers à l'épigramme et à la rétivité. Je ne compte pas plus sur l'Ane que je n'avais compté sur l'opposition dynastique pour le succès de la révolution dernière. L'Ane, qui fait une guerre d'extermination au chardon, emblème de la presse bonne et mauvaise, a trop de points de contact avec les petits hommes d'État qui inventent les législations de septembre pour que j'aie foi en ses reliques. Défions-nous, défions-nous des gens qui sont toujours prêts à se rouler par terre et qui attendent que nous soyons endormis pour nous jeter à bas."
S'il me fallait chercher l'analyse la plus complète et l'explication la plus profonde de la nature de l'Ane, je la demanderais à Apulée.
Ces mythes grecs, si clairs dans la radieuse jeunesse de l'Hellade, tombèrent un peu dans la subtilité au moment de la décadence. Malgré tout, même dans le latin alambiqué de l'Africain Apulée, ils gardent encore je ne sais quel charme pénétrant.
N'est-elle point saisissante cette allégorie d'un homme jeune et beau métamorphosé en Ane et condamné à ne reprendre sa première forme que lorsqu'il aura mangé des roses ? C'est l'éternelle histoire de l'indigent auquel on ordonne pour se guérir du Haut-Brion et du jus de poulet. C'est le cercle vicieux en un mot ; il faut justement à l'Ane ces roses que nul n'aura la pensée de lui offrir.
J'aperçois là, pour ma part, formulée en termes très suffisamment précis, une nouvelle preuve de la similitude que j'indiquais en commençant entre le travailleur et l'Ane. Pour se relever de la position humiliée qui est la sienne, il faut à l'homme comme à la bête des roses, c'est-à-dire les parfums, la grâce, la science, l'art, l'idéal, tout ce qui brille, tout ce qui sent bon, tout ce qui poétise et enchante l'existence. Or, précisément, c'est ce qui n'est pas à la portée des misérables.
Au milieu d'un sacrifice, l'Ane s'approche du prêtre d'Isis qui porte des roses à la main et il reprend son enveloppe première. En dépit des détails scabreux auxquels se plaît la fable milésienne qui a servi de thème premier à Apulée, l'auteur ne s'est-il pas proposé un enseignement plus haut ? N'a-t-il pas voulu dire à tous que c'est au prêtre qu'appartient la mission d'initier à l'éternelle beauté, de relever et d'affranchir les déshérités de l'univers ?
Que disions-nous ? Que l'Ane était dédaigné de la littérature. Dans le monde antique finissant, il inspire un livre à Apulée ; dans notre monde moderne, déjà bien vieux, et qui, avec ses troubles, ses angoisses, ses fantômes hallucinants, ressemble tant au siècle où vécut l'Africain, Victor Hugo donne à un poème tout entier ce titre : l'Ane.
Ne voilà-t-il pas de quoi consoler le pauvre animal de la disgrâce qui vient de le frapper ? Jadis, martial du moins après sa mort, il fournissait la peau ronflante à ces tambours sonores sur lesquels on battait la charge ; s'il ne courait pas lui-même au-devant d'un trépas sublime, il avait la satisfaction d'y envoyer les autres. Hélas ! on a crevé les tambours en même temps qu'on tuait beaucoup d'autres choses. L'Ane n'est plus utile à la musique qu'en fournissant avec ses tibias les montures de ces clarinettes que Toussenel détestait si cordialement et qui sont de plus en plus nécessaires aux aveugles qui se multiplient dans un pays où les borgnes sont rois…
Iqbol
01-11-2007, 06:13 PM
Francois Baroin - Harry Potter de la politique française
http://medias.lefigaro.fr/photos/20061215.FIG000000042_27078_3.jpg
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François Baroin n'en parle jamais, ou seulement avec sa mère. Tout le monde connaissait Michel Baroin, le Grand Maître du Grand-Orient de France, et lui n'a pas connu assez ce père « peu présent mais très aimant », « exigeant » et « magnétique », qui lui donna une enfance « géniale » et une adolescence « formidable ». « Quand, à 20 ans, on perd en huit mois la moitié de sa vie, on sait ce qu'on ne veut plus », confie-t-il. Sa soeur, dans un accident de voiture, son père, dans un accident d'avion, ont disparu et il a fallu continuer à vivre comme on relève un défi. Ou alors le temps n'aurait fait que passer. « Il a fallu tout casser », se souvient-il. De cette douleur sans fin François Baroin a tiré bien des leçons qu'il résume ainsi : « Ce qui reste, c'est ce qu'on a donné et ce qu'on a fait. » Et puis, il a appris l'immense relativité des situations acquises, Balzac et la comédie du pouvoir illustrés dans un faire-part de deuil : quelques anonymes qui ne vous abandonnent pas et puis la foule des « amis » qui s'efface. « On me trouve cool ; je sais pourquoi », dit-il aujourd'hui.
LE CONTRAIRE D'UN HÉRITIER
François Baroin déteste qu'on le regarde comme le « fils de » : « Je n'ai pas de revanche à prendre mais je ne suis pas un héritier », répète-t-il, quand certains regardent son nom comme un sésame. Il a vécu dans l'ombre portée de son père, mais avec le souvenir de ses origines : un grand-père gardien de la paix et des aïeux paysans dans le Morvan. Il estime que son héritage tient dans les valeurs qui lui ont été léguées : « Un humanisme qui s'est imposé sans que je m'en rende compte, dans mon éducation. »
C'est par respect pour ces valeurs-là qu'il a toujours refusé d'entrer dans la franc-maçonnerie alors que toute une partie de sa famille continue d'y adhérer. « Je n'aurais pu l'être à moitié après avoir grandi auprès d'un maçon accompli dont la vie était indissociable de son engagement et qui accomplissait ses devoirs avec un tel degré d'exigence. »
UN MENTOR SINGULIER
On connaît très peu d'amis à Jacques Chirac ; Michel Baroin était son ami depuis Sciences po. Avec lui, il parlait vraiment et ils n'étaient pas toujours d'accord. Quand Michel Baroin est mort, Jacques Chirac était là aussitôt, accablé. Lorsque François Baroin est allé présenter à « Apostrophes », chez Pivot, le livre de son père, il l'a fait venir à Matignon. Alors Premier ministre (en 1987), il avait annulé un déjeuner pour lui donner des conseils : « Sois toi-même. »
Avant que Chirac le convainque de faire de la politique fin 1992, ils se voyaient régulièrement « pour rien », chacun en prenant l'initiative à son tour. François Baroin est sans doute l'un de ceux qui connaissent le mieux le président et les siens, mais il n'en fait jamais étalage. Il sait qu'il y a l'intimité et la politique, qui parfois s'opposent. Il déteste aussi qu'on fasse pour lui de Jacques Chirac un père de substitution. François Baroin n'aime pas la confusion des genres.
L'ÉCOLE DU JOURNALISME
Le lendemain de l'émission de Bernard Pivot, Jean-Pierre Elkabbach, qui n'avait jamais rencontré Michel Baroin, téléphone à son fils : « Je vous embauche, vous pouvez être journaliste. » Chirac le couvait, Elkabbach le secoue.
François Baroin refuse la proposition. Il est alors étudiant et il travaille auprès d'Edgar Faure à la préparation du bicentenaire de la Révolution française. Un peu plus tard, un entrefilet annonce qu'il a quitté cette mission. Aussitôt, Elkabbach le rappelle : « Vous n'avez plus de raison de me dire non. » Baroin est engagé à Europe 1 en 1988 pour un contrat à durée déterminée. Titulaire d'un DESS des techniques de l'information, c'est là qu'il apprend son métier - « regarder le bout du monde comme le coin de la rue » - et un peu plus... Il acquiert, plus vite que ceux qu'il retrouve à l'Assemblée nationale, « la compréhension du système ». Son éducation est parachevée, il peut entrer en politique...
LE SOCLE DE TROYES
A la fin de 1992, Jacques Chirac, qui n'avait pas particulièrement approuvé son choix de devenir journaliste, lui téléphone : « Tu as les qualités pour faire de la politique. » Il le « voit » en Gironde, à Verdun, dans le Val-de-Marne, et encore en Seine-et-Marne... Baroin refuse toutes les circonscriptions que le président du RPR de l'époque teste pour lui et finit par lui avouer que le seul endroit où il pourrait se présenter, c'est chez lui, dans l'Aube, où il a grandi, où sont ses souvenirs, où son père a commencé sa carrière comme secrétaire général de la préfecture de Troyes, avant de devenir maire de Nogent-sur-Seine. « Tu n'as aucune chance », lui prédit Chirac. Baroin est élu le 28 mars 1993, à 27 ans. Il est le benjamin de l'Assemblée nationale. « Ça me fait marrer de te voir là », lui soufflera Jacques Chirac lorsqu'ils se retrouveront pour la première fois au Palais-Bourbon.
Parce qu'il a très vite appris la versatilité et l'usure de la vie politique, François Baroin n'avoue désormais qu'une ambition : « Garder Troyes. » Cela lui permet de cacher toutes les autres.
L'EXPÉRIENCE DE L'ÉCHEC
François Baroin n'a pas bien vécu sa sortie brutale du gouvernement Juppé, dont il était le porte-parole, six mois après l'élection de Jacques Chirac en 1995. François Baroin avait été là quand il n'y avait presque plus personne près de lui ; il avait pesé dans la campagne présidentielle et puis, soudain, il était remercié. « Ce jour-là, dit-il, je suis devenu un vrai homme politique. » Il payait sans doute en partie l'accès direct qu'il avait au nouveau président de la République, dont il n'a pourtant jamais été un courtisan. Il en a retiré trois règles, qu'il médite à chaque échéance : « Ne pas surestimer ses appuis ; ne pas sous-estimer ses ennemis ; ne négliger aucun enjeu politique. »
LE MÉPRIS DE L'ÉPATE
Le vice-président de l'Assemblée nationale n'a aucune fascination pour les ors et les lambris des palais nationaux. Il en a depuis longtemps démythifié les attraits.
Le Palais-Bourbon, c'était, lorsqu'il était enfant, le « bureau de papa » : Michel Baroin était le chef de cabinet du président de l'Assemblée nationale, Achille Perretti, et lui, à 7 ans, apprenait le judo grâce à l'Association sportive des députés. Son chauffeur finit sa carrière avec lui, après l'avoir commencée à cette époque, auprès de son père. Lorsqu'il a été élu député, certains huissiers lui ont rappelé les moments où ils le voyaient, gosse, traverser les couloirs.
UNE MÉLANCOLIE CONSTANTE
« Vous êtes de plus en plus jeune ! » lui souffle une admiratrice vieillissante aux abord de l'Assemblée nationale. François Baroin sourit. Il a 38 ans, mais cela fait longtemps qu'il est vieux. Le regard de ce chasseur émérite qui sait être carnassier et qui possède toutes les ficelles du métier politique se voile toujours d'une vague tristesse. Ses passions sont tiédies par la conscience du temps qui passe. Ses loisirs sont cachés en Creuse, dans les coudes des ruisseaux où il pêchait avec son père. Son goût littéraire le porte vers « l'émotion immédiate de la poésie » : « Je n'ai plus le temps des émotions trop longues », confesse ce faux jeune homme. La solitude l'accompagne. Parce qu'il la connaissait bien, il a aimé la vivre avec Chirac, dans le froid de l'hiver 1994, où le maire de Paris d'alors était le plus souvent « seul avec ses parapheurs ».
LA FORCE DE L'AMITIÉ
L'amitié n'est pas un mot que François Baroin galvaude. Quand on lui parle de ses amis politiques, il éclate de rire : « Cela me rappelle un vieux sketch de Guy Bedos qui disait à propos des Jeunes giscardiens d'alors : jeunes et giscardiens, je ne comprends pas ! » Il a des copains (Renaud Muselier, Frédéric de Saint-Sernin...), les « Marie-Louise » de Chirac qui constituaient sa garde en 1993. Mais ses amis sont ceux de sa jeunesse, dans l'Aube, qu'il retrouve à la chasse, ou ceux qui ont accompagné ses débuts politiques. Et puis, il y a son « meilleur ami » Jean-Michel Blanquaert, aujourd'hui directeur de l'Institut des hautes études de l'Amérique latine, qu'il a connu à l'école Stanislas, en septième.
LA RÈGLE DU SECRET
On ne verra pas François Baroin dans une émission de télé-réalité. « Le show-biz et la politique, ce n'est pas le même métier, c'est structurel. » Il refuse d'ailleurs toute incursion dans sa vie privée : pas de photos de sa femme, Valérie, journaliste à LCI, et de leurs trois enfants, Jules, Constance et Louis ! François Baroin ne s'est jamais remis de voir son chagrin, à la mort de son père, étalé dans les journaux sur le mode « un jeune fils malheureux qui accompagne sa mère ». Il veut protéger ses enfants des destructions de la politique. Parce qu'il n'a pas assez passé de temps avec son père, il sait se libérer pour eux : « Je veux leur faire vivre leur enfance pour qu'ils se construisent, confie-t-il. Après, ils décideront.
Iqbol
01-12-2007, 09:24 PM
DE LA LANGUE FRANÇAISE
La clarté du français, langue intellectuelle s’il en fut, lui [vient] essentiellement de ses abstractions [...]. La première preuve de l’abstraction du français est, non pas précisément la pauvreté, mais la richesse tempérée de son vocabulaire, qui est d’environ 93 000 mots en face des 317 000 mots de l’anglais. C’est ainsi que le français est l’une des plus pauvres des langues romanes : Parce qu’issu du latin, qui était pauvre, il a reçu moins d’apports exotiques que ses voisins ibériques. Il est cependant l’une des langues les plus précises qui soient. C’est d’abord que l’abstrait, étant plus pauvre en quantité, est plus intelligible que le concret. C’est aussi que le français, grâce à l’abondance de ces gonds de la pensée que sont les conjonctions de subordination, insiste sur les relations des êtres et des choses plus que sur leurs qualités sensibles. C’est encore que le français est pourvu d’une grande variété de préfixes et de suffixes, qui lui permet de former des familles de mots parfois très étendues, mais surtout que ces affixes, parce que venus pour la plupart du latin ou du grec, sont par là plus intelligibles, même aux non francophones, pourvu qu’ils aient une culture générale.
Léopold Sédar SENGHOR (†)
ancien Président du Sénégal,
de l’Académie française
A. - Observations liminaires.
Notre langue, héritière de la méthode grecque et de l’efficacité romaine, qui ont fait l’Europe, est une langue précise, particulièrement bien adaptée au Droit. Mieux, le français est la langue juridique par excellence. Telle est la raison pour laquelle il fut pendant très longtemps la seule langue diplomatique. Le Traité de Radstadt (1714), officialisant l’usage antérieur, déclara que la langue diplomatique obligatoire était le français : « Désormais les intérêts des peuples et les volontés des rois reposeront sur une base plus fixe ; on ne sèmera plus la guerre dans des paroles de paix » (Rivarol, Discours sur l’universalité de la langue française, Desjonquères, 1998, p. 134). Mais le Traité de Versailles, en 1919, connut pour la première fois une seconde version, en anglais ; cette pratique s’est progressivement répandue, non sans de fâcheuses conséquences ; ainsi la version anglaise de la résolution 242 de l’Organisation des Nations Unies (1967), relative à la guerre israélo-arabe, est à l’origine de drames. Selon la version française les israéliens se retireront « des territoires occupés » (non pas de, mais des territoires, donc de tous ces territoires) ; or l’anglais ne connaît pas cette précision : La version anglaise parle de l’évacuation « of occupied territories », ce qui peut signifier aussi bien de ou des ; cette ambiguïté alimenta la controverse, suscita des guerres et l'état de tension qui règne encore entre Israël et les Palestiniens. D’autre part, l’absence de rigueur de l’anglais oblige à insérer un lexique dans les contrats internationaux rédigés dans cette langue, précisant le sens des mots et expressions, même juridiques, qui seront utilisés dans le corps du texte ; un lieu commun, en partie vrai, est de dire que l’anglais est une langue commode : Ici, à la vérité, il est une source de difficultés.
Puisque notre langue est précise, il est nécessaire d’en posséder les subtilités : Aussi, les juristes ont toujours eu la réputation (justifiée) d’employer un langage châtié. Robert Estienne rendait hommage en 1557 à la langue des juristes du Parlement de Paris, de la Chancellerie et de la Cour des comptes, « esquels lieux le langage s’escrit et se prononce en la plus grande pureté qu’en autres lieux » (Traité de la grammaire française). Il vous appartient de maintenir cette tradition. Ce sera pour vous une obligation professionnelle en tant que juriste professionnel (notamment d’entreprise), afin de rédiger des contrats dotés d’une grande sécurité (sans compter qu’une lettre de demande d’emploi émaillée de fautes ou d’imprécisions conduira probablement à ce qu’elle soit jetée au panier sans autre forme d’examen). Aussi, travaillez sans relâche à mieux connaître la langue française et à la dominer ; elle vous rendra vos efforts au centuple par des joies ineffables, toute votre vie. « La langue est un théâtre dont les mots sont les acteurs » (Ferdinand Brunetière). Le cas échéant, ayez le courage de prendre des leçons de français, de grammaire, de vocabulaire, d’expression écrite et orale, etc. Peut-être existe-t-il des logiciels permettant d’effectuer des exercices interactifs avec son ordinateur.
Prenez l’habitude, même entre vous, d’essayer de parler un français correct, avec des mots précis. « Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde »(Camus). Il est consternant d’entendre tant de jeunes désigner par un mot passe-partout (et pauvre, voire grossier) des réalités très diverses ; exemple : Il ou elle est super, à propos d’un film, d’une jeune fille, d’un livre, d’une voiture, d’un professeur, d’un mets, etc. - Le débraillé et la pauvreté du vocabulaire, comme le laisser-aller dans la grammaire, retentissent forcément sur la pensée. Toute maladie de la langue est une maladie de la pensée. « Il ne peut y avoir, d’un côté la forme, de l’autre le fond. Un mauvais style, c’est une pensée imparfaite » (Jules Renard). « C’est dans le langage que se trouve les idées » (Alain). Les subtilités de la langue « contribuent à l’élasticité de l’esprit » (M. Druon, La France aux ordres d’un cadavre, Editions de Fallois, 2000, p.109). Evitez, en parlant, ces scories inutiles, qui marquent que l’orateur ne maîtrise pas sa pensée, du genre euh, tu sais, quoi, il faut savoir, c’est vrai, disons (du reste, disons ne veut pas dire je dis, mais je ne suis pas sûr). Quant à la grossièreté, si banale, elle est une forme d’impuissance intellectuelle.
Méditez ces fortes réflexions de Jean-Louis Curtis : « La première liberté, c’est celle que confère la maîtrise de la parole, et [...] la pire des aliénations, pire même que la pauvreté, c’est de ne pas savoir parler et écrire d’une façon claire, correcte et précise, c’est d’être un sous-développé du langage, un paria de la communication verbale » (Le Monde comme il va, éd. du Rocher, 1995, p. 18). Et celles-ci, plus poétiques, d’Oscar Wilde : « Les mots n’ont pas seulement une musique aussi douce que celle de la viole et du luth, des couleurs aussi riches et chatoyantes que celles qui nous font admirer les toiles des Vénitiens et des Espagnols, et une forme plastique aussi sûre et aboutie que celle qui se révèle dans le marbre ou le bronze, mais la pensée, la passion et la spiritualité leur appartiennent aussi et n’appartiennent, d’ailleurs, qu’à eux seuls » (Aphorismes).
Sans doute la langue n’est pas figée : Elle a évolué et évoluera encore. Certes, tous les grands écrivains, de Chateaubriand à Malraux, en passant par Balzac ou Baudelaire, ont pris, consciemment ou non, des licences avec les règles les mieux établies. Mais, avant d’user de cette liberté créatrice, encore faut-il commencer par bien posséder sa langue, donc par l’apprendre et la respecter. Si vous avez le goût de l’écriture, voire du génie (c’est tout de même peu fréquent), vous aurez le temps, vos études achevées, vos diplômes en poche, d’en fournir la preuve. À ce moment, il s’opérera peut-être un retournement d’attitude des tiers à votre égard : Telle tournure, imputée à faute à un étudiant, sera regardée comme une originalité plaisante lorsqu’elle se trouvera sous la plume d’un professeur ou d’un écrivain reconnu (selon que vous serez puissant ou misérable ... ). Pourtant, il ne s’agit pas de parler ou d’écrire comme un livre : Une touche personnelle est toujours bienvenue.
Pour la suite cliquer ici (http://perso.orange.fr/philippe-le-tourneau/LeTConseilsEtudiants.html#langue)
Il y a des conseils intéressants pour bien utiliser le français.
Iqbol
01-12-2007, 10:23 PM
http://www.ubu.com/sound/barthes.html
The audio material available here represents the whole lectures given by Barthes during his first 2 years' teaching at the Collège de France in 1977 and 1978, and also his inaugural lecture about the question of power (and the way it is inscribed in the core of the language).
The Collège de France, in Paris, is a prestigious institution created in 1530 and whose vocation is both being a research center and a teaching space. Neither a University nor a High School, it also has to be distinguished from public research centers and does not award any degree either ; admission to lectures is free and open to all students without any preliminary registration. There are 52 chairs for 52 holders in a wide range of subjects. Professors are elected by their peers and, on their arrival, name their own chairs according to the researching themes they mean to develop. Actually, in opposition to the other institutions that provide an established knowledge (Lacan's « S1 »), the Collège de France deals with knowledge "inthe-making" (Lacan's « S2 »). The prestige of the Collège can be judged by its old professors : Champollion, Paul Valery, Henri Bergson, Claude Lévi-Strauss, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, André Leroi-Gourhan, Pierre Boulez, etc.
Roland Barthes was elected to the Collège de France on Michel Foucault's proposal in March 1976 and created the chair of literary semiology there. A few days after his inaugural lecture on the 7th of January 1977, Barthes starts his lectures entitled « Comment vivre ensemble » ("How to live together") for the year 1977.
The initial question that he asks to himself (: « How to find the right distance between me and my neighbour in order that an acceptable social living may be possible for all of us ? ») finds a direct answer in Barthes' following proposal : the idiorhythmy as a way (as a fantasy) of living, i.e. a system in which everyone should be able to find, impose and preserve their own rhythm of life.
These lectures about living in community seem strangely refer to themes that Michel Foucault had previously dealt with. According to Barthes, power is precisely what forbids any idiorythmy because it imposes strict rhythms to individuals. The design of the paragon of an idiorhythmic way of living should be that of an anchorite or an ascetic stylite secluded on the top of his column (cf. Buñuel's Simon Of The Desert) ; on the other hand, the total rejection of idiorythmy is what will produce such communities as convents, monasteries or phalansteries (and we should also add two other types of communities that proscribe the possibility of idiorythmy to individuals, two main institutions in Foucault's works : psychiatric hospitals and prisons).
During his 1977's lectures, Barthes will apply himself to clear a path to a living-together (probably utopian), towards this fantasy of society he suggests : a society that would allow everyone to live according to his own rhythm inside the community but without being based on an extreme solitude for each individual (hard to reach, except in the case of the authentic extatic mysticism and in the case of a deep - pathological - feeling of dereliction), a society that wouldn't be based on the extreme alienation of individiuals by a power (whatever its forms) fixing strict rhythms.
-- Guillaume Patin, Editor / Curator
Iqbol
01-13-2007, 05:58 PM
Puis-je me permettre de dire ce que j'en pense aussi?
Personellement, je n'aime point Sarkozy, c'est un homme peu intellegent je crois. Vous pouvez dire qu'il est facile de juger quelqu'un, mais quand une personne a une assez grande responsabilite il faut qu'elle pese ses actions et mots qu'elle dise pourqu'elle n'entraine pas plus de gravites dans des situations deja catastrophique. Je pense que la position de Sarkozy n'est pas seulement contre les turks mais tous les etrangers. La, je pose la question ou se trouve la frontiere entre les "vrais Francais" ou le contraire, car istoriquement ils sont tous melanges??? Enfin, por regler le problemes desbanlieux aussi, sa reaction etait mal pense ou pese (peut etre il n'a meme pas pris un peu de souffle pour faire ainsi). A ce sujet on peu discuter beaucoup, en citant les solutions proposees par des sociologues connus en France.
J'espere pour la France que ce ne serait pas lui le prochain President, cela fera tellement mal au coeur.
Quand a Segolene Royale, comme vous l'avez deja dit, il se peut qu'elle soit elue rien pour contraindre Sarkozy, mais c'est encore trop tot a dire quelque chose. De plus je ne la connais pas tant que ca. Il faut que je recommence a suivre la presse Francaise pour me mettre au jor des nouvelles de ce pays.
A ce sujet pouriez-vouz avoir la gentillesse de m'indiquer quelques liens les plus neutres(realistes) sur le web?Merci en avance!
Quand presque la totalité de la presse en France appartient a M. Bouygues ou a M. Dassault, on ne peut malheureusement vous recommander une ressource objective. En outre, avant les elections, tout le monde prenne les positions. Mais, vous pourrez suivre les developpements sur le site de "Le Monde" ou encore consulter quelques blogs assez intéressants. Je vais vous laisser des liens au fur et a mesure, ok?
PS. Franchement, vous maitrisez et la langue francaise et l'actualité de la vie politique et sociale en France trop bien pour quelquen qui apprend la langue seulement depuis deux ans!
Iqbol
01-13-2007, 06:32 PM
M. Bouygues? Celui qui a le Bouyques Tel? Si c'est le cas je ne le savais pas. Enfin, ca me rappelle que la "Democratie-est une notion relative!"
Merci pour vos conseils aussi, parfois quand j'ai le temps je regards sur Webdo, mais il y en a tellement qu'on se perd facillement.
De plus pour mes etudes de Francais je dois trouver un article qui annonce un bonne nouvelle, ou une solution a un probleme au passe, qui a fini par etre resolu. Jusqu'a la je n'en ai pas trouve, il faut que je lise plus des gazettes journaux.
P.S.
J'aimerais bien que mon professeur vous entend dire cela ;)
Il y a quelques familles tres riches en France. Parmi elles, les plus en vue sont les Bouygues ( Construction, telephonie, je croit Hachette), les Lagardere ( TF1 et Paris Match, entre autres), et la famille la plus "mediathisée" est les Dassault ( M Dassault controle presque 70 % du media en France, y compris le Figaro). Il y'avait la Liberation qui est un journal traditionnellement de gauche mais qui desormais appartient a .. M. Rotschild :lol: Il faut dire que tous ces noms la figurent sur la liste des amis de certain Da Bogsa.
Vous pourrez consulter avec interet le site de "Le Monde Diplomatique" qui formule des critiques intéressantes et pertinentes à l'egard de la politique en France. Il y'a quelques medias dites alternatives. Parmi elles, je signale un site controverse mais fort interessant www.voltairenet.org
Vous pourrez aller sur la page d'accueil de "Le Monde" et de la bas vous pouvez atteindre les blogs des journalistes du Monde qui sont tres utiles.
Iqbol
01-13-2007, 06:33 PM
Dites moi ce que vous cherchez exactement, je pourrez vous etre utile: vous plutot de gauche ou de droite?; plutot traditionnel ou liberal? vous cherchez des medias divertissants ou serieux? etc, etc.
Iqbol
01-13-2007, 06:38 PM
Il faut surtout pas oublier de consulter, dans ces temps troublants et confus, "Le Canard Enchaine". Malheureusement, ils ne mettent que leur "Une" dans leur site internet. Mais, si vous pouvez l'acheter dans les kiosques, je vous conseille vivement ce journal qui serieux et amusant à la fois.
Iqbol
01-13-2007, 06:47 PM
Je me suis un peu trompé:
Voici la distribution des medias familiales:
Bouygues :
TF1 (groupe audiovisuel; part de 42,9 %; TF1 détenant elle-même les chaînes Eurosport, LCI, TV Breizh, Odyssée, Histoire.)
34,3% de Métro France, groupe de presse gratuite
Lagardere:
Lagardère Media comprend quatre activités :
Hachette Livre
Hachette Filipacchi Médias (premier éditeur de presse magazine au monde avec plus de 200 titres)
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Iqbol
01-13-2007, 07:44 PM
Je suis etonnee de connaitre tout ca, cela me fait penser encore que le monde est toujours controles par les cartels et ses semblables, mais esperons pour le meuilleure quand meme. Mais c'est bon de savoir et d'etre au courant des choses qu'etre ignorant.
Mes remerciements pour toute la peine que vous avez pris a ecrire toute cette information pour moi. C'est tres gentil de votre part.
Je suis plutot gauche, et je cherche quelquechose de serieux, le divertissment, n'est pas trop mon genre, surtout pour faire l'analyse d'un certain article. Je voudrais que cela veut la peine a y passer le temps et un gagner un peu d'enrichissement que la nouvelle bidone.
Je voulais trouver quelquechose celon la loi de la proximite, mais a ma deception il y en a pas tellement sur Ouzbekistan sur la presse Francaise.
Dites moi le sujet de l'article, je vais voir ce que je peut vous recommander. Et de quel analye parlez vous: analyse juridique, litteraire, politique ou social? C'est pour vos etudes, n'est-ce pas? C'est dans quel domain?
Pour généralité, je vous recommande un site formidable qui s'appelle Les Classiques des Sciences Sociales ou vous trouverez des textes entiers des grands auteurs en sciences sociales
http://classiques.uqac.ca/
C'est un vrai tresor sur le web, je l'adore!!!
Iqbol
01-13-2007, 08:11 PM
http://correcteurs.blog.lemonde.fr/
Le Blog des correcteurs du Monde
Iqbol
01-13-2007, 08:16 PM
La Une du "Canard Enchaine" du 10 janvier
http://www.canardenchaine.com/une4498.html
Iqbol
01-13-2007, 08:24 PM
Pardon, lavie, il faut que j'y aille faire un peu d'offtops dans les autres parties du forum. je revient ecrire sur mes auteurs preferes dans une demie heure, ok? ;)
Iqbol
01-13-2007, 08:28 PM
Salut, bacha! Ca va bien? :)
bacha
01-13-2007, 08:32 PM
Voici, un fil de discussion consacré au français dont le but est de contribuer, un peu, à la sauvegarde de la diversité linguistique dans notre forum envahi par l'anglais ;)
Ici, vous pouvez laisser des petits messages, liens intéressants, vos questions, etc.
Tu a besoin du immigrer au Quebec, tu va faire un bon quebecois. Ici il y a un guerre pour souveur la belle langue.
Iqbol
01-13-2007, 08:35 PM
Tu a besoin du immigrer au Quebec, tu va faire un bon quebecois. Ici il y a un guerre pour souveur la belle langue.
Mai, j'ai pas d'accent quebecois. Ici on se marre bien de l'accent quebecois. mais le probleme pour les quebecois ( Garou, Celine et les autres) ils perdent leur accent quand ils commencent a chanter :)
bacha
01-13-2007, 08:44 PM
Mai, j'ai pas d'accent quebecois. Ici on se marre bien de l'accent quebecois. mais le probleme pour les quebecois ( Garou, Celine et les autres) ils perdent leur accent quand ils commencent a chanter :)
J`aime la francais du France, et si la francais est ta deuxieme langue, la francais du France est plus facile. Les quebecois perdent leur accent parce que c`est un accent horrible.
Je suis quebecois la, j`aime l`amburger la, calis la.
P.S. Et excusez ma francais. ;)
Iqbol
01-13-2007, 10:20 PM
Alphonse Allais, A se tordre, Histoires chatnoiresques, 1891) …
Extrait : UN PHILOSOPHE
Je m’étais pris d’une profonde sympathie pour ce grand flemmard de gabelou que me semblait l’image même de la douane, non pas de la douane tracassière des frontières terriennes, mais de la bonne douane flâneuse et contemplative des falaises et des grèves.
Son nom était Pascal; or, il aurait dû s’appeler Baptiste, tant il apportait de douce quiétude à accomplir tous les actes de sa vie.
Et c’était plaisir de le voir, les mains derrière le dos, traîner lentement ses trois heures de faction sur les quais, de préférence ceux où ne s’amarraient que des barques hors d’usage et des yachts désarmés.
Aussitôt son service terminé, vite Pascal abandonnait son pantalon bleu et sa tunique verte pour enfiler une cotte de toile et une longue blouse à laquelle des coups de soleil sans nombre et des averses diluviennes (peut-être même antédiluviennes) avaient donné ce ton spécial qu’on ne trouve que sur le dos des pêcheurs à la ligne. Car Pascal pêchait à la ligne, comme feu monseigneur le prince de Ligne lui-même.
Pas un homme comme lui pour connaître les bons coins dans les bassins et appâter judicieusement, avec du ver de terre, de la crevette cuite, de la crevette crue ou toute autre nourriture traîtresse.
Obligeant, avec cela, et ne refusant jamais ses conseils aux débutants. Aussi avions-nous lié rapidement connaissance tous deux.
Une chose m’intriguait chez lui c’était l’espèce de petite classe qu’il traînait chaque jour à ses côtés trois garçons et deux filles, tous différents de visage et d’âge.
Ses enfants? Non, car le plus petit air de famille ne se remarquait sur leur physionomie. Alors, sans doute, des petits voisins.
Pascal installait les cinq mômes avec une grande sollicitude, le plus jeune tout près de lui, l’aîné à l’autre bout.
Et tout ce petit monde se mettait à pêcher comme des hommes, avec un sérieux si comique que je ne pouvais les regarder sans rire.
Ce qui m’amusait beaucoup aussi, c’est la façon dont Pascal désignait chacun des gosses.
Au lieu de leur donner leur nom de baptême, comme cela se pratique généralement, Eugène, Victor ou Émile, il leur attribuait une profession ou une nationalité.
Il y avait le Sous-inspecteur, la Norvégienne, le Courtier, l’Assureur, et Monsieur l’abbé.
Le Sous-inspecteur était l’aîné, et Monsieur l’abbé le plus petit. Les enfants, d’ailleurs, semblaient habitués à ces désignations, et quand Pascal disait: « Sous-inspecteur, va me chercher quatre sous de tabac », le Sous-inspecteur se levait gravement et accomplissait sa mission sans le moindre étonnement.
Un jour, me promenant sur la grève, je rencontrai mon ami Pascal en faction, les bras croisés, la carabine en bandoulière, et contemplant mélancoliquement le soleil tout prêt à se coucher, là-bas, dans la mer.
- Un joli spectacle, Pascal!
- Superbe! on ne s’en lasserait jamais.
- Seriez-vous poète?
- Ma foi! non; je ne suis qu’un simple gabelou, mais ça n’empêche pas d’admirer la nature.
Brave Pascal! Nous causâmes longuement et j’appris enfin l’origine des appellations bizarres dont il affublait ses jeunes camarades de pêche.
- Quand j’ai épousé ma femme, elle était bonne chez le sous-inspecteur des douanes. C’est même lui qui m’a engagé à l’épouser. Il savait bien ce qu’il faisait, le bougre, car six mois après elle accouchait de notre aîné, celui que j’appelle le Sous-inspecteur, comme de juste. L’année suivante, ma femme avait une petite fille qui ressemblait tellement à un grand jeune homme norvégien dont elle faisait le ménage, que je n’eus pas une minute de doute. Celle-là, c’est la Norvégienne. Et puis, tous les ans, ça a continué. Non pas que ma femme soit plus dévergondée qu’une autre, mais elle a trop bon coeur. Des natures comme ça, ça ne sait pas refuser. Bref, j’ai sept enfants, et il n’y a que le dernier qui soit de moi.
- Et celui-là, vous l’appelez le Douanier, je suppose?
- Non, je l’appelle le Cocu, c’est plus gentil.
L’hiver arrivait; je dus quitter Houlbec, non sans faire de touchants adieux à mon ami Pascal et à tous ses petits fonctionnaires. Je leur offris même de menus cadeaux qui les comblèrent de joie
L’année suivante, je revins à Houlbec pour y passer l’été.
Le jour même de mon arrivée, je rencontrais la Norvégienne, en train de faire des commissions.
Ce qu’elle était devenue jolie, cette petite Norvégienne!
Avec ses grands yeux verts de mer et ses cheveux d’or pâle, elle semblait une de ces fées blondes des légendes scandinaves. Elle me reconnut et courut à moi.
Je l’embrassai:
- Bonjour, Norvégienne, comment vas-tu?
- Ça va bien, monsieur, je vous remercie.
- Et ton papa?
- Il va bien, monsieur, je vous remercie.
- Et ta maman, ta petite soeur, tes petits frères?
- Tout le monde va bien, monsieur, je vous remercie. Le Cocu a eu la rougeole cet hiver, mais il est tout à fait guéri maintenant… et puis, la semaine dernière, maman a accouché d’un petit Juge de paix.
Iqbol
01-13-2007, 11:06 PM
Si je conaissait le sujet qui m'interesserait le plus je crois j'aurai trouve l'article il y a longtemps ;) Par exemple une fois je voulais prendre l'article de "Le Monde" sur justement Segolene Royale, pour pouvoir montrer qu'il y a des vents de changes dans la politique francaise aussi. Mais le professeur n'etait pas du meme avis que moi. Une autre fois j'ai lu un article (encore sur "Le Monde") que au Nepal les rebeillons et le gouvernment a conclu la paix, mais l'article etait trop court (pour moi) pour bien evoquer la discussion. L'analyse est simple, ce n'est pas si complique que ca, on doit faire la presentation generale de l'article, des idees dedant, quelle reaction ca evoque, a quoi ca implique etc, et vous encore pour mes etudes de Francais. J'espere pouvoir passer le Delf et Dalf avec des bonnes notes quand meme :)
Je regarderai certainement les liens que vous m'avez donne.
Vous devez certainement connaitre Roland Barthes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Barthes). Vous pouvez utiliser ses livres pour affiner vos capacités d'analyse, qui sont d'ailleurs deja forts elevés. Surtout, son livre S/Z (http://en.wikipedia.org/wiki/S/Z:_An_Essay) est tres interessant pour analyser des textes litteraires et autres et qui figure desormais sur la liste des ouvrages que j'envisage d'acquerir.
Sirena
01-14-2007, 04:12 AM
Dites moi mes chers amis comment je peux ameliorer mon francais? Je comprends tout ce que vous ecrivez ici mais j'ai du mal a m'exprimer et ecrire des longues phrases en francais.:(
kurshad
01-14-2007, 06:29 AM
Dites moi mes chers amis comment je peux ameliorer mon francais? Je comprends tout ce que vous ecrivez ici mais j'ai du mal a m'exprimer et ecrire des longues phrases en francais.:(
Apparement, vous n'avez pas l'air d'avoir mal à vous exprimer; tout va bien chez vous ;)
bacha
01-14-2007, 06:37 AM
Dites moi mes chers amis comment je peux ameliorer mon francais? Je comprends tout ce que vous ecrivez ici mais j'ai du mal a m'exprimer et ecrire des longues phrases en francais.:(
La meme problem ici. Est-ce que il y a une site web ou on peut trover la grammaire francais?
Iqbol
01-15-2007, 07:19 AM
Voici, la vie, je vous laisse quelques liens sur mes auteurs preferes:
- Eva de Vitray-Meyerovitch (http://www.soufisme.org/site/rubrique.php3?id_rubrique=32)
- Rene Guenon (http://jm.saliege.com/Guenon.htm)
- Gustave Le Bon (http://classiques.uqac.ca/classiques/le_bon_gustave/le_bon_gustave.html)
Gabriel Tarde (http://classiques.uqac.ca/classiques/tarde_gabriel/tarde_gabriel.html)
Iqbol
01-15-2007, 07:22 AM
Si je conaissait le sujet qui m'interesserait le plus je crois j'aurai trouve l'article il y a longtemps ;) Par exemple une fois je voulais prendre l'article de "Le Monde" sur justement Segolene Royale, pour pouvoir montrer qu'il y a des vents de changes dans la politique francaise aussi. Mais le professeur n'etait pas du meme avis que moi. Une autre fois j'ai lu un article (encore sur "Le Monde") que au Nepal les rebeillons et le gouvernment a conclu la paix, mais l'article etait trop court (pour moi) pour bien evoquer la discussion. L'analyse est simple, ce n'est pas si complique que ca, on doit faire la presentation generale de l'article, des idees dedant, quelle reaction ca evoque, a quoi ca implique etc, et vous encore pour mes etudes de Francais. J'espere pouvoir passer le Delf et Dalf avec des bonnes notes quand meme :)
Je regarderai certainement les liens que vous m'avez donne.
Vous m'etonnez, la vie!
Vous avez pas besoin de passer ni Dalf ni Delf. Votre niveau du francais est meme au dessus de quelquen avec dix Dalfs. :)
Iqbol
01-15-2007, 07:31 AM
Lecon inaugurale de Roland bArthes au College de France du 7 janvier 1977 (http://ubu.wfmu.org/sound/barthes_roland/Barthes-Roland_Lecon-inaugurale-au-College-de-France-7-Janvier-1977.mp3)
Roland Barthes sur le pouvoir et la langue.
D'avoir ecouté Roland Barthes seulement pour cinq minutes m'a incite a devenir anarchiste ( pas comme Bakounine, il faut le preciser)
Iqbol
01-15-2007, 05:51 PM
Aujourd'hui, je suis allé acheter des livres de Roland Barthes. J'ai eu de la chance, car en regardant les livres de Barthes, je suis tombé sur un livre de George Bataille que je ne connaissait pas avant. Deja, le titre du livre a captivé tout de suite mon interet: il s'intitutulait "La Littérature et Le Mal". L'auteur avait commencé avec ses phrases: "La litterature est l'essentiel, ou elle n'est rien... La littérature n'est pas innocente; elle est coupable, et un jour elle dout s'avouer comme tel". Ces phrases- la m'ont conquis. Car, une bonne partie de la litterature est produite justement pour justifier les arrangements politico-sociales qui se sont imposés a nous au fil des temps.
Donc, je conseille a tout le monde George Bataille (http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bataille) et son livre La Litterature et Le Mal (http://www.amazon.fr/litt%C3%A9rature-mal-Georges-Bataille/dp/2070326071)
La littérature est l'essentiel, ou n'est rien. Le Mal - une forme aiguë du Mal - dont elle est l'expression, a pour nous, je le crois, la valeur souveraine. Mais cette conception ne commande pas l'absence de morale, elle exige une ' hypermorale '. La littérature est communication. La communication commande la loyauté : la morale rigoureuse est donnée dans cette vue à partir de complicités dans la connaissance du Mal, qui fondent la communication intense. La littérature n'est pas innocente, et, coupable, elle devait à la fin s'avouer telle. L'action seule a les droits. La littérature, je l'ai, lentement, voulu montrer, c'est l'enfance enfin retrouvée. Mais l'enfance qui gouvernerait aurait-elle une vérité ?
Iqbol
01-15-2007, 06:57 PM
Présidentielle
La grande kermesse de Sarkozy
Pour sa désignation comme candidat, le patron de l'UMP a mis en scène un raout monumental, dimanche, porte de Versailles, à Paris.
La modestie n'est pas son truc. Pour sa messe dominicale d'investiture, le chef de l'UMP a donc vu les choses en très grand. Signe des temps et de la fascination de Nicolas Sarkozy pour les paillettes, c'est Didier Froehly, réalisateur de la Nouvelle Star sur M6, qui a été chargé de la production audiovisuelle de ce congrès (lire ci-contre). Au parc des expositions de la porte de Versailles, à Paris, dans le hall même où Jacques Chirac avait fondé le RPR trente ans plus tôt, le candidat à la présidentielle a prévu d'amasser 50 000 fans venus de toute la France. Huit TGV et 520 cars ont été affrétés, pour un coût symbolique de 10 euros par voyageur.
Fanfares. Partout dans les allées, les produits dérivés aux couleurs de l'UMP ou à l'effigie de son champion seront proposés. Il y aura aussi des buffets à profusion, des orchestres, des fanfares... et les incontournables people sarkoïsés : Christian Clavier, Doc Gynéco, Didier Barbelivien. Comme dans ces conventions des partis américains où l'essentiel est d'assurer le show. La facture officielle du raout s'élève à 3,5 millions d'euros ; mais en novembre 2004, le budget annoncé pour le congrès qui avait vu Sarkozy s'emparer de l'UMP (5 millions d'euros) avait été pulvérisé. Seul candidat en lice * après avoir «transformé l'UMP en machine à exclure toute autre possibilité de candidature», selon l'expression du député UMP Nicolas Dupont-Aignan qui se présente à la présidentielle en dehors du parti * le patron de l'UMP va être sacré avec 100 % des voix exprimées des 330 000 militants encartés. Plus fort encore que Ben Ali ou Fidel Castro !
Dimanche, Nicolas Sarkozy aura à ses pieds ses amis historiques mais aussi tous les ambitieux et autres ralliés de la dernière heure de la majorité, qui espèrent avoir leur couvert à la table du sarkozysme triomphant. Les grandes figures de la droite, et particulièrement les chiraquiens historiques qui ont baisé la main de leur nouvel homme fort, auront le droit de prendre la parole à la tribune. Ce sera le cas des anciens Premiers ministres Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin. Et pour sceller la réconciliation de toute la droite, Edouard Balladur, le «traître» de la présidentielle de 1995 qu'avait rejoint Sarkozy, aura droit aussi à son allocution. Entré en résistance, Dominique de Villepin négociait encore vendredi soir les modalités de sa venue au congrès. Il ne s'exprimera pas et se contentera d'un passage à l'heure du déjeuner. «Nous ferons tout pour que nos militants n'expriment pas leur déception à l'égard de l'action du Premier ministre», a assuré Patrick Devedjian, conseiller politique de Sarkozy. En clair, pour qu'ils ne conspuent pas le locataire de Matignon pour son refus d'allégeance.
Arrière-pensées. Au-delà du message d'union de façade qu'ils veulent distiller, tous ces fauves de la droite débordent d'arrière-pensées. Jean-Pierre Raffarin guigne la présidence de l'UMP. Alain Juppé veut jouer les bons élèves disciplinés mais mise secrètement sur la défaite de Sarkozy pour mieux l'éliminer ensuite et se remettre en selle pour la présidentielle de 2012. Quant à Dominique de Villepin, muré dans ses rêves gaullo-napoléoniens, il caresse toujours l'idée de réaliser le hold-up politique parfait en jouant les invités de dernière minute dans la course à l'Elysée...
En point d'orgue d'une démonstration de force démesurée, Nicolas Sarkozy prononcera un «discours aux Français» d'une grosse heure dans lequel il ambitionne de «trouver un style, un ton, une musique» pour sa campagne, comme il le confiait mardi. Manière de masquer une vraie fausse note : l'absence de message de soutien de Jacques Chirac à son fils rebelle.
Nantis Sarkozy et après?
Il faut relevé que 30% des adhérents ne souhaite pas Sarkozy. En effet le résultat ne fais apparaitre que ceux qui ce sont exprimés, et donc il reste un bon tapis pour un autre candidat que celui ... Lundi 15 Janvier 2007 - 10:21
donovan césarisme
Je ne sais pas si vous avez remarqué un petit détail dans l'intervention de Sarkozy sur TF1 au 20H : les petits slogans derrière (mais bien visible à l'écran) du genre "ENSEMBLE TOUT EST POSSIBLE... Lundi 15 Janvier 2007 - 10:21
jode NDA Président
Plus que jamais je suis dégoutée par cette politique spectacle : c'est du Johnny, copié, collé ! Plus que jamais je me tourne vers le seul candidat lucide, intègre, aux propositions concrêtes d... Lundi 15 Janvier 2007 - 09:57
Luther Ségolène tranquille
Le seul qui peut inquieter Ségolène à Droite est Dominique de Villepin. Il est vrai que Bayrou monte en flèche même si les sondages sont manipulés afin de ne pas montrer cette tendance. Récemme... Lundi 15 Janvier 2007 - 09:57
koukla LES ENFANTS DE JAURES !
J'ai cru entendre le nom deJAURES dans le discours d'investiture de Sarkozy. Pauvre Jaurès, il a du se retourner dans sa tombe ! Pour faire tendance, nous avons là un nouvel oxymore: LE SARKO-JAURE... Lundi 15 Janvier 2007 - 09:56
bub Une Merde de Plus !
"Ensemble, tout est possible!" Au moins, nous voilà prévenus... ... Dimanche 14 Janvier 2007 - 22:00
boilou LE SACRE DE SARKO
J'ai regardé une partie du congrès de l'UMP : la mise en scène, l'homme et pas de débats car seul en lice. Je m'imaginais comme telle, le sacre de napoléon en son temps mais version 3ème millè... Dimanche 14 Janvier 2007 - 21:28
loug06 indecence
pendant que sarko parade,des mères,des enfants croupissent en a